Aux prises avec un ralentissement du niveau d'activité en hiver, le secteur de la construction est une des raisons qui explique un taux de chômage plus élevé durant la saison froide.
(Photo: Martin Alarie)
Fichier: Travailleurs
Dur, dur les mois de janvier!
Le taux de chômage à 6,6%
Pour le premier mois de l'année, le taux de chômage s'établit à 6.6%, ce qui place Laval au septième rang dans la mise en rang des régions.
Une position inhabituelle pour la région administrative lavalloise qui a flirté le plus clair de la dernière année avec le sommet du classement.
Il faut d'ailleurs remonter au mois de mars 2007 pour retracer la dernière fois où le taux de chômage excédait le seuil du 6%.
Prudence
Mais comme une hirondelle ne fait pas le printemps, janvier n'a rien d'un mois baromètre et aucune tendance ne peut être tirée à partir de ce premier résultat tiré des données de l'Enquête sur la population active compilée par Statistique Canada.
Économiste au bureau régional d'Emploi Québec, Jacques Chapdeleine rappelle que les premiers mois de l'année souffrent règle générale du ralentissement dans le secteur de la construction, moins actif en hiver, et dans le commerce de détail qui marche plus au ralenti au lendemain des Fêtes.
On en donne pour preuve le cas de janvier 2007 où on avait recensé 7,8% de la population lavalloise en chômage, ce qui n'allait pas empêcher la ville-région de connaître son plus bas taux de chômage de son histoire avec un taux annuel record de 5,1%. N'eût été de la performance de 4,9% enregistrée l'an dernier dans la Capitale Nationale, Laval aurait, en 2007, répété l'exploit de Chaudière-Appalaches de 1989, égalant le meilleur score jamais atteint jusque-là par une région québécoise.
Québec garde le cap
Parlant de la Capitale Nationale, elle a réussi à garder le cap en janvier. Son taux de chômage de 5,1% lui vaut le second rang dans le palmarès québécois, derrière la région de l'Outaouais qui domine avec un taux de 4,5%.
Pour ce qui est de la grande région métropolitaine, Laurentides et Montérégie devancent Laval avec un taux respectif de 5,5% et de 6.4%. Une performance qui les place au 3e et 4e rang. Quant à Lanaudière, elle montre un taux de chômage de 8%, alors que Montréal qui arrive ex aequo avec Bas-Saint-Laurent précède Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et Côte-Nord & Nord-du-Québec avec un score de 8,9%.
Dans l'ensemble métropolitain, la moyenne enregistrée en janvier s'établit à 7,2%, un point de pourcentage plus faible que la moyenne provinciale.
(Photo: Martin Alarie)
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