Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Courrier Laval
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Besoin de main-d’oeuvre à la Ville

par Geneviève Fortin
Voir tous les articles de Geneviève Fortin
Article mis en ligne le 17 février 2008 à 7:40
Soyez le premier à commenter cet article
Besoin de main-d’oeuvre à la Ville
Pour attirer les candidatures des jeunes travailleurs, Ville de Laval désire s’afficher comme un employeur de choix. (Photo: Martin Alarie)
Besoin de main-d’oeuvre à la Ville
Si l’Union des municipalités du Québec estime que 16 000 emplois seront disponibles dans les villes de la province au cours des cinq prochaines années, la tendance n’est pas différente à Laval, où une centaine de fonctionnaires partent à la retraite chaque année.
Départ massif à la retraite des baby-boomers et jeunes travailleurs moins nombreux que leurs aînés sont deux facteurs démographiques expliquant le défi que doivent relever les employeurs privés et publics. «On vit en même temps un grand besoin de main- d’œuvre dans un contexte de pénurie», relève Lucie Alain, chef de division ressources humaines à Ville de Laval.

Elle constate également que les municipalités ont perdu une partie de leur attraction naturelle. «Au fil des années, les conditions salariales se sont nivelées (par rapport au privé). La main-d’œuvre est également différente, la stabilité en emploi n’est pas son premier critère», observe-t-elle en ajoutant qu’une carrière à la Ville offre des avantages notamment au niveau de la conciliation famille-travail.
Accueillir et retenir
Pour répondre à cette situation, Ville de Laval travaille à mettre sur pied un programme visant l’attraction et la rétention des nouveaux employés. Pour attirer les candidatures des jeunes travailleurs, la municipalité désire s’afficher comme un employeur de choix, explique Mme Alain. Elle rapporte: «Auparavant, on ne cherchait pas les CV. Aujourd’hui, on en reçoit 10 lorsque nous faisons un affichage public. Il a donc fallu diversifier nos sources de recrutement, notamment en visitant les écoles et en utilisant le Web».
Une fois en poste, les administrateurs municipaux souhaitent que leurs recrues demeurent au sein de l’organisation. «La rétention du personnel est une façon de réduire les coûts de gestion parce que quelqu’un qui quittent au bout de dix mois, c’est des gros sous», fait remarquer Lucie Alain.

Comme les travailleurs de la jeune génération ont des attentes différentes, les hauts fonctionnaires désirent que les gestionnaires de service adaptent leurs façons de faire. Cela commencera dès l’entrevue d’embauche. «Maintenant, les questions proviennent des deux côtés, note Mme Alain. Les gestionnaires doivent être prêt à faire un pitch de vente aux candidats.»

Certaines mentalités doivent également être modifiées croit la spécialiste des ressources humaines. «Les jeunes veulent avoir l’impression que leur travail donne des fruits, ils veulent se faire entendre», dit-elle.
Transfert des savoirs
Le programme d’attraction et de rétention présenté par Lucie Alain émane d’un désir de la direction générale et s’applique à tous les services municipaux. Cela n’a pas empêché le Service de la vie communautaire, de la culture et des communications de développer un projet en parallèle. En plus d’outiller les nouveaux employés, le programme de transfert des savoirs valorise celui qui part à la retraite en lui donnant l’occasion d’expliquer certains des dossiers sur lesquels il a travaillé au cours de sa carrière.
«Ça donne l'impression à ceux qui partent à la retraite de léguer quelque chose, dit Jean-Pierre Tessier, assistant directeur du Service de la communautaire, de la culture et des communications. Sinon, les gens ont le sentiment que leur départ ne change rien.»

Selon son poste, le futur retraité est appelé à enregistrer sur vidéo l'historique de certains dossiers qu'il a piloté ou à monter un cahier de procédures. «Nous avons demandé à une bibliothécaire qui quittait de rédiger un mécanisme de procédure. On a eu un document de 100 pages. Si elle était partie sans le faire, on aurait perdu cette expertise», estime M. Tessier. Il note que cette façon de faire n'est pas un dogme, mais que pour certains postes, cette transmission des savoirs est nécessaire.

Jean-Pierre Tessier remarque que les membres d'une équipe peuvent absorber l'augmentation de travail momentanée liée au départ d'une ou deux personnes, «mais quand c'est cinq ou six personnes qui quittent en même temps, ça paralyse l'organisation». D'où l'intérêt de bien outiller ceux qui restent de façon à accélérer le transfert.

En 2007, 113 fonctionnaires de Ville de Laval ont pris leur retraite. Ils étaient 111, l'année précédente. Mme Alain prévoit que ce rythme se maintiendra au cours des quatre prochaines années. Ville de Laval emploie 2280 personnes.
Symposium de peinture

Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net


Liens