Antonin Décarie n’a pas ménagé son rival en savourant sa première victoire dans sa nouvelle catégorie. (Photo: Martin Alarie)
Antonin Décarie a dominé de A à Z
Début prometteur dans une nouvelle catégorie pour le boxeur lavallois
À son premier combat chez les mi-moyens (147 livres), Antonin Décarie a largement dominé son rival, l'Américain Israel Cardona, en l’emportant par décision unanime des juges, le samedi 9 février, au Casino de Montréal.
Le boxeur lavallois a pris la décision de changer de catégorie de poids, car il éprouvait de la difficulté à faire le poids chez les super-légers (140 livres). Il ne regrette aucunement sa décision. Décarie (18 victoires et aucune défaite, 5 K.-O.) s'est servi de sa rapidité et de son jab pour dominer les dix rounds face à Cardona (36 victoires, 9 défaites et 28 K.-O.). D’ailleurs, les trois juges l’ont déclaré vainqueur de tous les rounds, lui remettant des scores identiques de 100-90.
«C’est de loin la meilleure performance de ma carrière. J’ai dominé la majorité des échanges avec ma vitesse d’exécution et la variété de mes attaques. Mon jab a porté dès le début. Il fonctionnait à merveille et préparait bien mes coups de puissance. J’ai alors pris confiance», a admis un Décarie plus déterminé. «J’avais beaucoup plus d’énergie à ce poids. Je n’ai pas eu à souffrir pour me déshydrater et perdre du poids. J’étais plus résistant dans cette catégorie de poids», a-t-il ajouté.
Même s’il a essuyé une pluie de coups et de nombreux assauts, Cardona n’a jamais reculé devant Antonin Décarie. «Il s’agissait de mon adversaire le plus coriace et le plus dangereux. Il était fort physiquement et un redoutable cogneur. Je sentais la puissance de ses coups sur mon corps», a précisé Décarie.
D’ailleurs, le pugiliste lavallois a admis que l’Américain l’avait atteint solidement à deux reprises. «Au quatrième round, il m'a pincé durement avec un crochet de gauche. Ça m'a bouché complètement l'oreille droite durant quelques rounds. Il n’a pas réussi à placer trop de coups, car je me déplaçais rapidement. Il m’a atteint solidement d’une main droite au dixième. Il ne m’a jamais ébranlé, car il n’a pas fait de combinaisons», a précisé le futur aspirant à un combat de championnat nord-américain. «Je ne devais pas trop m’emballer et me méfier de sa force de frappe. Il a tout de même 28 K.-O. lors de ses 36 victoires. Cela ajoute du mérite à ma victoire. » Notons que Cardona a déjà été impliqué dans un combat de championnat mondial des poids légers de l'IBF face à Paul Spadafora.
Ralentir la cadence
À chaque rounds, ses entraîneurs lui disaient de ralentir la cadence face au champion nord-américain de la NABF en 1999, afin de garder ses énergies jusqu'à la fin du duel. «J’ai lancé 50 à 80 coups. Mes entraîneurs n’ont dit que je n’étais pas obligé de gagner très clairement les rounds. Ils m’ont suggéré de pousser et d’accrocher. Bref, il fallait ralentir ce rythme infernal.»
Bien entendu, Antonin aurait aimé montrer un peu plus de K.-O. à sa fiche. Il reconnaît avoir été peut-être un peu trop conservateur, trop prudent depuis ses débuts dans les rangs professionnels. «Cordona était trop fort physiquement. Je n’aurais pas pu lui passer le K.-O..»
Après sa victoire, le montréalais Arturo Gatti, ancien champion du monde, a félicité la nouvelle coqueluche du groupe GYM. «Lorsque j’étais plus jeune, Éric Lucas et Arturo Gatti étaient mes boxeurs préférés. On a pris des photos dans le ring. C’est un beau souvenir!»