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Défricher, asphalter et réchauffer

par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 20 février 2008 à 2:00
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Défricher, asphalter et réchauffer
Le garage municipal, un paradis de l'asphalte qui abrite le service de l'environnement de Laval. L'ajout de végétation ferait chuter le mercure, en été. (Photo: Martin Alarie)
Défricher, asphalter et réchauffer
On rase, on nivelle, on construit et on replante quelques arbres. Le vieux modèle d'urbanisation doit être revu, disent les experts.
L'étude initiée par le Conseil régional de l'environnement (CRE) de Laval sur les biotopes (aires géographiques) de la Communauté urbaine de Montréal est articulée en trois volets.

Elle porte d'abord sur l'évolution du couvert végétal de la région depuis 40 ans. Au cours de cette période, nombre d'espaces naturels ont cédé la place à des développements résidentiels, au commerce et à l'industrie, ainsi qu'aux... golfs, observe François Cavayas, professeur titulaire au département de géographie de l'Université de Montréal.
Renverser la vapeur
Les secteurs ainsi transformés voient aussitôt leur indice de chaleur grimper et deviennent éventuellement des îlots de chaleur. «Même si on ne construit plus, la situation va se dégrader», à cause des changements climatiques, qui amplifient et étendent les îlots de chaleur, met en garde Yves Beaudoin, directeur du département de géographie de l'UQÀM.
Des initiatives locales ont par ailleurs le pouvoir de renverser la tendance, note M. Beaudoin. Le directeur du CRE de Laval, Guy Garand, souligne le projet de plantation de 250 000 arbres, sur cinq ans, dans les échangeurs autoroutiers de Laval.
L'eau captive
D'autre part, à mesure que les végétaux se raréfient, les villes perdent leur capacité à drainer les eaux de pluie. Le phénomène inquiète, avec l'augmentation des épisodes de pluie forte, et les réseaux d'égouts municipaux qui peinent à faire face à la musique, mentionne M. Garand.
Des solutions simples de verdissement peuvent pallier au problème, indique Yann Vergriete, chargé de projet à l'Institut de recherche en biologie végétale de l'Universtité de Montréal et du Jardin Botanique. Dans le coffre à outils de M. Vergriete figurent la plantation d'arbres et de végétaux, la végétalisation des murs et des clôtures, l'installation de toits verts, l'utilisation de recouvrements de sol perméables et la conservation des milieux humides.
Garage chaud
Afin d'illustrer les interventions possibles, M. Vergriete s'est servi de l'exemple du garage municipal de Laval, rue Cunard, à Chomedey. Une carte sectorielle inclue dans l'étude du CRE Laval indique que la température peut monter jusqu'à 42 degrés Celcius, en période de canicule, dans ce paradis de l'asphalte, qui abrite le Service de l'environnement de Laval.
Sans fournir l'estimation du coût des changements à apporter, M. Vergriete est d'avis que l'esthétique, la température ambiante et le drainage des eaux de pluie peuvent être améliorés par des mesures de verdissement simples.

(Photo: Martin Alarie)

Vos commentaires

vive les arbres

ouate de phoque
Article mis en ligne le 5 avril 2008
bravo pour cette initiative,Une plantation d'arbres a moins de 3 metres des batiments municipale serait l'ideal ,l'ombre des arbres serait un atout pour l'ensembles des bâtiments . La ville de Laval devrait faire l'essaie de tourbé les couvertures des bâtiments, se qui protegerais du soleil les matériaux de la couverture. cette exemples de gestion inciterais peut etre les autres propriétaires a suivre cette idée génial, Ceci aurait pour effet d'utilisé de façon responsable les ressources en electricité,l'été ça aurait l'effet de garder la fraicheur et l'hivers de garder la chaleur, pour se qui attrait des garages municipales ou les camions sont stationnés ils ne sont pas du tout isolé, donc la chaleur se perd et la naissance de glaçons sont favoriser par cette perte de chaleur. En contrepartie l'été le facteur de chaleur augmentera a l'intérieur. Pourquoi ne pas isolé de façon naturel. C'est sur que le poid de la terre sera a considéré donc un terreau riche en humus devrais etre utilisé. L'idée est lancer.


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