Jumper: franchir le temps
Une anomalie génétique permet à David Rice de se téléporter partout où il le veut. Poursuivi par les forces de l’ordre, David apprend non seulement qu’il n’est pas le seul à être doté de cet étonnant don, mais surtout que celui-ci existe depuis des siècles.
Pour ceux qui se souviennent du Nightcrawler, ce mutant incarné par Alan Cummings dans le film X2: X-Men United, le pouvoir de téléportation de David Rice n’a rien de bien original. Certes le premier acte dans lequel David prend conscience de son pouvoir, et des possibilités qui s’offrent à lui, peut se révéler intéressant – ce genre de scène l’est toujours –, mais devant le potentiel du film, on demeure sur sa faim.
Il est en effet de ces sujets qui s’avèrent mal exploités. En ce sens, Jumper est loin d’être une exception. Et la surenchère d’effets spéciaux servant habituellement à masquer les trous dans le scénario n’y changera pas grand-chose. Il en va de même de la présence d’un Samuel L. Jackson défendant son rôle sans grande conviction. Au final, on retiendra surtout Jumper comme le film qui confirmera certains talents. D’une part, Doug Liman, réalisateur de l’explosif Mr. And Mrs. Smith se montre à la hauteur des attentes; bien qu’elles n’étaient pas si élevées cette fois. D’autre part, Hayden Christensen qui sort peu à peu de l’ombre du personnage d’Anakin Skywalker, ce qui est tout un exploit en soi. Une chance que n’a jamais eue Mark Hamill, auquel Luke Skywalker est resté collé à la peau depuis les vingt-cinq dernières années.
Cela dit, pour Liman comme pour Christensen, ce film demeure une œuvre mineure. Reste à voir s’ils auront mieux à nous offrir dans les années à venir. C’est à souhaiter…
Jumper – États-Unis, 2008 – de Doug Liman avec Hayden Christensen et Samuel L. Jackson. (88 minutes) 6/10
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