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Courrier Laval
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«Comme si j'avais reçu une tonne de briques sur la tête»

par Sylvain Lamarre
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Article mis en ligne le 23 février 2008 à 13:42
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«Comme si j'avais reçu une tonne de briques sur la tête»
William Bernaquez est un bel exemple de détermination et de courage. (Photo: Martin Alarie)
«Comme si j'avais reçu une tonne de briques sur la tête»
Le jeune William Bernaquez a appris qu’il avait le cancer du pied gauche à l’âge de 12 ans. «Quand j’ai appris cette triste nouvelle, c’est comme si je venais de recevoir une tonne de briques sur la tête. Ce fut un gros choc. J’étais bouche-bée. Je ne le croyais pas», confie-t-il. «Je n’ai pas pleuré beaucoup. J’étais plutôt frustré», enchaîne-t-il.
Un mois après que les médecins lui eurent diagnostiqué un sarcome non répertorié, William apprend qu’il devra faire un choix déchirant: l’amputation d’une partie de sa jambe gauche ou la radiothérapie. «J’ai opté pour l’amputation, car la radiothérapie n’aurait rien changé. Ce fut pire que d’apprendre que j’avais le cancer. C’est la perte d’un membre! C’est troublant.»

Au terme de l’opération, William avait des douleurs fantômes. «Mon cerveau croyait que j’avais encore mon pied et que je pouvais bouger mes orteils. J’avais comme des chocs électriques. J’ai été médicamenté.»

Il a passé de nombreux tests sanguin. Il a suivi des traitements de chimiothérapie. Il a visité l’hôpital à de nombreuses reprises durant six mois. «Ce fut difficile de perdre mes cheveux. Le plus difficile a été de me faire raser les cheveux. Les médicaments étaient forts. J’avais hâte que la chimio arrête.» Il a également suivi de la physiothérapie, afin de s’acclimater à ses prothèses. Il en a trois. «J’en ai une pour marcher, une pour jouer au hockey et une pour nager. J’ai la chance d’avoir de bonne assurance.»

L’adolescent est maintenant en rémission. Il trépigne d’impatience. «J’ai hâte dans deux ans qu'on me dise que je suis guéri. Ça me trotte dans la tête.»

Cette tragédie n’a pas empêché le jeune William de prendre sa vie en main. «Ça m’a permis de gagner en maturité. Ça m’a fait vieillir avant le temps. Avoir un cancer te fait réfléchir davantage», soutient celui qui aimerait devenir commentateur sportif.
Un grand choc pour sa mère
«Ça vire le monde à l’envers d’apprendre que ton fils a le cancer. C’est un grand choc. Ça change ta vie. Il n’y a plus rien d’autre qui compte. Il fallait alléger la souffrance physique et psychologique de William. Le bon suivi de l’hôpital Sainte-Justine nous a aidés à surmonter cette épreuve», témoigne la mère de William. «Quand nous avons appris la nouvelle, je l’ai pris par les épaules et je l’ai regardé dans les yeux en lui disant: nous allons passer à travers ensemble. Je l’ai encadré du mieux que j’ai pu. Il fallait rester positif», poursuit-elle.

Depuis le début de sa maladie, Denyse Durette a tenu à garder le contrôle. Elle admet quelle voulait être forte. Elle avait alors un message d’espoir pour son fils. «Tu vas pouvoir faire ce que tu veux et je pense que le message a passé puisqu’il joue au hockey. À vrai dire, il ne s’empêche pas de faire grand-chose. Il a même fait de l’escalade sans prothèse. Je suis fière de lui», termine-t-elle avec un large sourire.

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(Photo: Martin Alarie)

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