La légende du rock progressif, Jon Anderson, sera de passage à Laval.
(Photo: Martin Alarie)
Un tour de rock avec Jon Anderson
Jon Anderson est connu pour cette voix haut perchée qui a façonné le son de Yes, groupe-phare du rock progressif. Il y a cinq années, le musicien a entrepris une tournée solo mondiale.
Dix spectacles sont prévus pour le Québec. Anderson passera entre autres par Rivière-du-Loup, Gatineau et Drummondville, après s'être produit à Laval.
«Je ne pensais pas arriver en pleine ère de glace. J'ai de bons souvenirs de nos présences ici. Lors de la première visite de Yes, un type se promenait avec le drapeau du Québec. Je lui avais emprunté pour le faire virevolter devant le public qui est devenu hystérique. Ça a été un beau baptême pour nous avec les Québécois», raconte l'artiste de sa chambre d'un hôtel du Vieux-Montréal.
Jon Anderson est aussi connu pour son travail auprès du compositeur Vangelis et cette quête intérieure branchée sur la spiritualité des Indiens d'Amérique. Dans ce Tour de l'univers, l'artiste de 64 ans effectue un passage musical à travers les âges qu'il a connu, en plus d'inclure 10 nouvelles chansons. En plus d'arrangements revisités, une présentation visuelle avec projections a été élaborée pour le spectacle.
Répertoire
Aux côtés des récentes Harmony, Father sky et White Buffalo, il garde quelques classiques de Yes, dont Yours is no disgrace, Long distance runaround, Awaken et Close to the edge. Le chanteur nous réserve aussi des morceaux de sa collaboration magique avec Vangelis. Pour accompagner sa voix unique, Anderson sera accompagné d'une guitare et d'un piano.
«Même lorsqu'une musique est très sophistiquée, elle a débuté avec un minimum d'instruments. Quand je joue en solo sur scène, j'atteins pratiquement un état de rêve. Je suis tellement ancré dans le moment, que parfois, j'ai l'impression de ne plus être moi», confie-t-il.
Intergénérationnel
À Montréal, le 26 mars, l'auditoire aura l'occasion d'entendre une étonnante collaboration entre Jon Anderson et les élèves du Paul Green's School of rock, qui compte plus de 200 établissements aux États-Unis. La légende du rock a rencontré plusieurs jeunes, dispensant des conseils et performant avec eux devant public. Grand-père en a encore dans le ventre et… la gorge.
«À mon âge, heureusement, j'ai su garder ma voix en bonne condition. En plus de chanter et siffler chaque jour à la maison, je ne me suis jamais égosillé sur scène, même dans les temps les plus intenses de Yes.»
Yes a 40 ans
Pour leurs 40 ans, les membres restants de Yes projettent tranquillement une tournée. On sait déjà que le fils du claviériste Rick Wakeman, Oliver, remplacera son père au sein de la formation. «J'ai encore vu Oliver la semaine dernière. Il est aussi bon que son paternel. Dire que je me souviens de lui à 14 ans, avec sa basse, qui a de la difficulté à voir la partition à travers sa tignasse», de dire celui qui est lui-même père de deux filles et d'un garçon, tous impliqués dans le milieu musical.
Virtuose qui a touché à nombres de styles musicaux, lui qui caresse un énième projet avec orchestre symphonique, après avoir tâté de la vague nouvel âge, épousé les rythmes latins et la symétrie bien calculée des tubes de Yes, Jon Anderson croit qu'il a fait avancer la musique des 30 dernières années. «Pas plus pas moins que les autres de mes confrères et consoeurs», nous assure-t-il.
Jon Anderson se produira en solo le jeudi 20 mars, 20h, à la Salle André-Mathieu (475, boul. de l'Avenir). Information: 450 667-2040.