L'école Fleur-Soleil à Saint-François a eu ordre de fermer ses portes mardi en raison de l'affaiblissement de la toiture.
(Photo: Martin Alarie)
Une semaine comme les autres
Les écoles de la CSDL ouvertes malgré les accumulations de neige
Alors que toutes les écoles de la Commission scolaire de Montréal (CDSM) étaient fermées lundi, celles de la région de Laval étaient ouvertes au grand malheur de certains parents qui se sont dits très inquiets d'envoyer leurs jeunes dans des établissements qui, selon leurs dires, comptaient encore plusieurs pieds de neige sur la toiture.
Même l'école du Parc, fermée d'urgence vendredi matin en raison de fissures sur le toit, était ouverte lundi matin. «Une équipe de spécialistes des ressources matérielles de la CSDL [Commission scolaire de Laval] a fait le tour des écoles et nous a assuré que tous les signes vitaux des écoles étaient sécuritaires», explique la présidente de la CSDL, Francine Charbonneau, assurant que la sécurité des jeunes ne serait jamais mise en jeu au profit de choix pédagogiques. «Pour ce qui est de l'école du Parc, les fissures n'avaient pas causé de dommage excessif pouvant mettre en péril la sécurité des enfants», ajoute la présidente.
Malgré toutes les mesures prises, Anne Therrien a fait le choix, lundi matin, de garder à la maison ses trois enfants fréquentant l'école primaire Père-Vimont, située sur le boulevard Prudentiel à Vimont. Cette dernière soutient qu'il y avait, à certains endroits sur la toiture de l'école, une accumulation de quatre à cinq pieds de neige. «La directrice de l'école m'a avoué qu'elle ne savait pas si des projets de déneigement étaient prévus pour Père-Vimont», raconte cette mère contrariée par cette situation pourtant jugée sans danger par un ingénieur passé à l'école dans la journée du jeudi 13 mars. «Un ingénieur était passé vérifier le viaduc de la Concorde et il est tombé quand même», se rappelle Anne Therrien pour qui l'avis d'experts n'est jamais garanti. «On ferme les écoles pour un oui ou pour un non, quand il tombe seulement cinq centimètres de neige, mais là tout reste ouvert, ça n'a aucun sens», reproche-t-elle.
Pourquoi Montréal et pas Laval?
«Laval a un circuit de vents intéressants», soutient Francine Charbonneau, ce qui, selon elle, aurait favorisé le déblaiement naturel de plusieurs toitures d'école. Pour la présidente de la CSDL, les écoles montréalaises sont souvent enclavées par des immeubles construits en hauteurs, favorisant l'accumulation de neige, expliquant sans doute le choix de la CSDM de fermer toutes ses écoles en début de semaine.
La directrice de l'école Sainte-Béatrice à Auteuil, Francine Migneault, avoue pour sa part que le déneigement du toit de son école a été fait régulièrement depuis les premières précipitations de neige, évitant les accumulations problématiques. «Le toit a été déneigé quatre à cinq fois depuis le début de l'hiver et des déneigeurs se sont affairés à la tâche durant toute la journée de vendredi», assure la directrice de Sainte-Béatrice.
En date de mardi, après recommandation des pompiers de Laval, seule l'école Fleur-Soleil à Saint-François avait eu ordre de fermer se porte en raison de l'affaiblissement de la toiture. «Des ingénieurs mandatés par la CSDL ont été dépêchés sur les lieux et les élèves ont été transférés dans un local sécuritaire adjacent à l'école», informe le chef aux opérations des pompiers de Laval, Michel St-Amour. Quant à l'école Père-Vimont, vérifiée lundi, l'accumulation de neige sur le toit n'a pas été jugée suffisamment dangereuse pour en exiger la fermeture. «Nous allons continuer les vérifications d'ici les deux ou trois prochaines semaine», précise Michel St-Amour.
Anne Therrien soutient toutefois que le toit de Père-Vimont compte au moins cinq pieds de neige. «Ok, peut-être que rien n'est dangereux pour l'instant, mais avec la pluie et la neige annoncée cette semaine, la situation pourrait s'aggraver», clame cette dernière.
PHOTO DIGITALE : École Fleur Soleil
(Photo: Martin Alarie)