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Laval se dit prête à affronter la fonte des neiges

par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 25 mars 2008 à 11:11
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Laval se dit prête à affronter la fonte des neiges
En cas d'inondations
Laval se dit prête à affronter la fonte des neiges
Au service de protection des citoyens, on se dit prêts à faire face à un printemps mouillé, grâce à un plan d'urgence mis en place en 1999 et déjà mis à l'épreuve en 2004, lors d'un épisode de frasil mémorable.
Jeudi après-midi, avant la chute des températures, les résidents de l'avenue du crochet, à Laval-des-Rapides (notre photo), ont eu un avant-goût de ce qui nous pend au bout du nez.

Incapable de s'écouler par les trous d'homme obstrués par la neige, l'eau s'accumule, au grand dam des piétons et des automobilistes. Ce phénomène, conjugué à celui des crues, pourrait bien s'intensifier dans les semaines à venir.

«Il y a trois scénarios possibles: une fonte lente, modérée ou rapide. Si c'est rapide, il y a tellement de neige qu'il va y avoir de grosses crues partout», admet Pierre Corbin, géophysicien à Hydro Météo, une firme privée mandatée par Laval pour la surveillance des crues.

«Pour nous, la préparation est la même. Le plan d'intervention existe. On attend la fonte», dit Audrey Asselin, superviseure en sécurité civile et mesures d'urgence de Ville de Laval.
Arsenal de défense
Le comité de mesures d'urgence réunit régulièrement intervenants et experts lavallois en matière de mesures d'urgence, d'hydrométéorologie, de travaux publics et de sécurité publique, ainsi que pompiers et policiers.

Les zones vulnérables sont cartographiées, suivant un code de couleur établi selon le risque, explique Nathalie Lorrain, porte-parole du Département de police de Laval.
En tout temps, l'unité lavalloise de mesures d'urgence est en mode veille et collabore avec les experts de la firme Hydro Météo. Par ailleurs, l'équipe maintient un contact avec les responsables de la gestion des barrages en amont.

Une quinzaine de sondes télémétriques sont disséminées sur le territoire de l'île Jésus, afin de mesurer le niveau d’eau. Lorsque celui-ci monte dangereusement, des sacs de sable et des pompes submersibles sont mis à contribution. «En 2004, on a fait des bancs de neige près des cours d'eau», rappelle Mme Lorrain.

Parmi l'arsenal disponible, figurent également les bateaux du service des incendies de Laval. Au besoin, on peut recourir à la grenouille (embarcation équipée d'une grue, utile pour démanteler les amas de glace) d'une entreprise privée et au bateau d'Hydro-Québec, qui peut intervenir dans le voisinage du barrage hydroélectrique de la rivière des Prairies.

Si malgré tout, la situation s'envenimait et que l'évacuation de citoyens était nécessaire, des refuges sont déjà réservés et la Ville dispose d'un stock de lits et de couvertures. Cette précaution peut servir pour tous les cas d'urgence et de crise, précise Mme Laurin.
Santé publique
À l'extrémité de la chaîne d'intervention, en cas d'inondation, les experts de la Direction de la santé publique de Laval peuvent être appelés à jouer le rôle de conseillers, explique Serge Asselin, coordonnateur régional en sécurité civile, mission santé, à l'Agence de santé et des services sociaux de Laval.
«Nous, on s'occupe de la santé. Lorsque la santé est touchée, on peut intervenir.» M. Asselin donne l'exemple de la moisissure qui peut s'installer dans les sous-sols inondés. Les sinistrés ont par ailleurs le plus souvent accès à des conseils de leur compagnie d'assurance, indique-t-il.
Cessez de construire!
Pour le directeur du Conseil régional de l'environnement (CRE) de Laval, un tel plan d'urgence n'est qu'un leurre. La racine du problème du risque d'inondations est lié au «laxisme du gouvernement et des municipalités qui développent toujours plus [près des rives], dénonce Guy Garand. Nos ancêtres ne construisaient pas en zone inondables, parce qu'ils n'avaient pas d'assurance et de prêt hypothécaires», illustre-t-il.
Pour suivre l’évolution de la situation sur les rivières: www.hydrometeo.com

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