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Du primaire au secondaire, un passage improvisé

par Sophie Méley-Daoust
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Article mis en ligne le 3 avril 2008 à 4:02
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Du primaire au secondaire, un passage improvisé
Seize classes de 6e année participant au projet Improvisation scolaire: Du primaire au secondaire. (Photo: Maya – Alariephoto)
Du primaire au secondaire, un passage improvisé
Depuis la fin mars, la quatrième édition du projet Improvisation scolaire: Du primaire au secondaire roule sa bosse à travers quelques écoles de Laval où se déroulent des matchs d'impro entre des élèves de 6e année du primaire. L'objectif premier: préparer les jeunes à faire le saut au secondaire.
«L'improvisation est plutôt une méthode pédagogique, qu'un jeu», soutient Luc Leblanc, animateur à la vie spirituelle et à l'engagement communautaire à la Commission scolaire de Laval. Instigateur du projet, il affirme qu'une telle démarche permet aux jeunes de prendre leur place avant leur entrée au secondaire.

Tout au long de l'année, Luc Leblanc donne des ateliers d'art dramatique en classe et c'est au mois de janvier que certains élèves sont choisis pour former l'équipe d'improvisation. Chaque équipe compte six jeunes qui, en plus des ateliers en classe, se rencontrent après les cours pour en apprendre davantage sur les techniques et catégories de l'impro.
Jouer pour une bonne cause
Chaque classe participant au projet choisit un organisme communautaire à qui lui seront remis les fonds amassés durant un match, grâce au prix d'entrée établi à 1$. «280$ ont été récoltés lors du match du 27 mars et les sous ont été remis à l'organisme Dans la rue», explique M. Leblanc, ajoutant que les dons sont aussi acceptés.
Lors de cette soirée, les jeunes improvisateurs ont joué devant près de 175 spectateurs. «Les élèves ne réalisent pas à quel point c'est rare de jouer devant autant de gens lors d'un match. Souvent, l'auditoire ne compte qu'une vingtaine de personnes», confie Luc Leblanc, également improvisateur dans la ligue d'improvisation lavalloise.

M. Leblanc met en plus l'accent sur le caractère non compétitif de son projet. «Je ne veux pas que les jeunes se sentent en compétition, mais plutôt qu'ils jouent dans le but de donner le meilleur spectacle possible», affirme l'animateur.
Du primaire au secondaire
Plusieurs élèves du premier cycle du secondaire participent activement aux matchs organisés. «Les jeunes du secondaire viennent coacher, participent aux caucus et peuvent jouer jusqu'à deux impros par partie», avoue Luc Leblanc.
Et, à la fin des neuf parties prévues à l'horaire, un match étoile est organisé entre les jeunes du primaire et ceux du secondaire.

Certains d'entre eux viennent même rencontrer les élèves du primaire en classe afin de leur parler de leur expérience au secondaire.

Bien que l'objectif du projet ne soit pas de former des improvisateurs professionnels, certains font aujourd'hui partie d'équipes d'improvisation au secondaire. «Même si certains ne poursuivent pas dans ce domaine, je sais que les acquis de l'improvisation vont leur servir toute leur vie», assure M. Leblanc.

Au total, 16 classes de 6e année et plusieurs élèves du premier cycle du secondaire provenant de 11 écoles participent au projet. Depuis 2004, plus de 1800 jeunes ont eu l'occasion de prendre part à des matchs et des ateliers d'improvisation.



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(Photo: Maya – Alariephoto)
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