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Le métro de Laval primé trois fois

Un précédent aux Grands Prix du génie-conseil québécois

par Stéphane St-Amour
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Article mis en ligne le 6 avril 2008 à 4:44
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Le métro de Laval primé trois fois
La station intermodale de la Concorde, l'un des trois édicules du métro de Montréal à Laval. (Photo: Martin Alarie) Fichier: Station de la Concorde
Le métro de Laval primé trois fois
Un précédent aux Grands Prix du génie-conseil québécois
Si on a longtemps parlé des dépassements astronomiques de coûts de construction du prolongement du métro de Montréal à Laval, ce sont les bonnes pratiques en matière de réalisation du projet qui défraient aujourd’hui la manchette.
Réalisé au coût de 745 M$, le projet qui a nécessité cinq ans de travaux vient d’être couronné de trois prix «Léonard», remis lors du gala des Grands Prix du génie-conseil québécois. En raflant les grands honneurs dans les catégories «Gestion de projet ou gérance de construction», «Télécommunications et nouvelles technologies» et «Relève», le projet du métro de Laval a non seulement volé la vedette du gala, mais a également écrit une nouvelle page d’histoire. Depuis la création de l’événement en 2003, c’est la première fois qu’un même projet était primé à plus d’une occasion, confirme Johanne Desrochers, présidente-directrice générale de l'Association des ingénieurs-conseils du Québec (AICQ). Les concepteurs derrière le métro ont fait main basse sur trois des onze Léonard remis au cours de cette soirée qui célébrait les réalisations les plus méritantes en 2007.
Saine gestion malgré tout
Les firmes de génie-conseil SNC-Lavalin et Tecsult de même que l’Agence métropolitaine de transport (AMT) ont mérité le prix «Gestion de projets ou gérance de construction».
On a pris en compte le coefficient de difficulté élevé que l’exécution simultanée de travaux sur plusieurs sites représentait. Elles se devaient d’assurer la gestion efficace des approvisionnements et des équipes travaillant sur une douzaine de chantiers différents.

Le fait que le projet ait été réalisé en milieu urbain n’a pas empêché sa livraison deux mois plus tôt que l’échéancier prévu. Et en dépit d’une phase d’avant-projet bâclée et d’un projet nettement sous-évalué et irréaliste au départ, le projet a été livré «à l’intérieur du budget révisé et à des coûts compétitifs lorsque comparé à d’autres projets semblables au Canada et dans le monde», a conclu le jury du concours.

Le budget révisé chiffrait les travaux à 785 M$, soit l’équivalent de 154 M$ le coût de revient du kilomètre, alors que le prolongement du métro à Baltimore, Hong-Kong et Los Angeles avait coûté respectivement 207 M$, 183 M$ et 166 M$.

Rappelons que le prolongement de la ligne orange vers Laval comprenait la construction de 5,2 km de tunnels, trois stations, huit structures auxiliaires, un garage de trains souterrain, un centre souterrain de formation en prévention des incendies, deux terminus d’autobus et de deux stationnements incitatifs.
Télécommunications et nouvelles technologies
Le projet des nouveaux systèmes de télécommunications et de contrôle des procédés d’exploitation pour le prolongement du métro vers Laval a valu à la firme Dessau et à la Société de transport de Montréal (STM) le prix «Télécommunications et nouvelles technologies».
Chargées de la mise en œuvre de nouveaux systèmes de transmission de données, de téléphonie, de radiocommunication, de vidéosurveillance, de télémétrie, de sonorisation et d’affichage, elles ont non seulement permis l’intégration des nouvelles stations de Laval, mais aussi modernisé l’ensemble du réseau existant, dont les systèmes avaient atteint la fin de leur vie utile.

«Plusieurs solutions innovatrices ont été mises en place : nouveau réseau de fibre optique; utilisation avant-gardiste de la technologie IP et, surtout, implantation de la technologie de type SIL 3 pour la gestion de l’alimentation électrique des trains, ce qui constitue une première mondiale dans le secteur du transport urbain», précise l’Association des ingénieurs-conseils du Québec (AICQ).
Relève du génie-conseil
Quant au prix «Relève», il a été décerné à Marina Staingart, ingénieure de systèmes chez Dessau. On reconnaissait ainsi son expertise, mais aussi le leadership dont elle a fait montre dans la réalisation des systèmes d’exploitation et de signalisation dynamique des terminus Cartier et Montmorency du métro de Laval.
«Confrontée à un délai de livraison devancé de trois mois, elle a optimisé la conception et l’approvisionnement, permettant une réduction du budget de 20 %», souligne-t-on.

Ces systèmes de transport intelligents guident et informent les voyageurs sur l’état du service tout en fournissant aux superviseurs un outil informatisé de gestion des quais qui est le meilleur moyen de contribuer à l’efficacité d’un service de transport intermodal. Adaptés aux besoins des personnes à vision réduite, les panneaux de signalisation rehaussent la qualité du service du transport en commun.

(Photo: Martin Alarie)

Fichier: Station de la Concorde

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