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Vingt ans dans l’ombre de la Salle André-Mathieu

par Benoit LeBlanc
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Article mis en ligne le 10 avril 2008 à 4:26
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Vingt ans dans l’ombre de la Salle André-Mathieu
Après 20 ans à la Corporation de la Salle-André-Mathieu, Marcel Alexander continue de faire évoluer ce pôle culturel lavallois. (Photo: Martin Alarie)
Vingt ans dans l’ombre de la Salle André-Mathieu
Alors que la Corporation de la Salle-André-Mathieu rajeunit son image, son directeur général, Marcel Alexander, fête ses 20 ans au sein de l'organisation.
Quand il est embauché le 23 mars 1987, l'ordinateur est terra incognita à la Salle André-Mathieu. Le directeur de l'époque, Pierre Legault, lui confie la tâche d'organiser la gestion du personnel et d'instaurer un virage technologique. Trois ans plus tard, la billetterie est informatisée. L'une des premières au Québec.

«La Salle venait de connaître une croissance importante, il fallait consolider tout ça. Nous sommes parmi les premiers à avoir adopté ce système qui permet aux gens de voir la place précise qui leur est assignée. J'étais là pour un plan de trois ans, je n'ai jamais quitté depuis», raconte Marcel Alexander, qui accède à la direction générale à l'automne 1994.
Développer et diversifier
Alexander entreprend de diversifier la programmation. À l'époque, les Jean Lapointe, Alain Morisod et compagnie s'installent pour de longs séjours, pouvant donner jusqu'à 10 spectacles d'affilée. Alors qu'il commence sa première programmation, sa plus grande fierté reste d'avoir convaincu Gilbert Bécaud de chanter à Laval. Son idole de jeunesse ne le déçoit pas, tout comme les Ginette Reno et Raymond Devos.
Toutefois, le merveilleux monde du show-business fait des siennes. Il faut quérir d'urgence un médecin pour Yvon Deschamps. L'humoriste a perdu la voix quelques minutes avant son entrée en scène. On relègue rapidement aux oubliettes une brève incursion du côté de la production de disque (1994).

«Rapidement, nous avons été confrontés à nos limites techniques. Nous avons voulu nous donner les moyens de nos ambitions.» La Salle-André-Mathieu ferme ses portes de juin 1999 à mars 2000. La cause est noble: l'agrandissement et l'amélioration technologique de l'auditorium. On veut en finir avec le matériel que l'on doit abandonner dans les camions, faute d'espace adéquat. Les changements permettent d'accueillir des galas télévisés, telle la cérémonie des Olivier.
L'avenir
Pour Marcel Alexander, l'arrivée du métro à Laval ne servira pas à l'exode d'une clientèle vers Montréal. «La proximité fait foi de tout dans ce domaine», souligne-t-il, attendant avec intérêt la concrétisation du projet de centre-ville autour de la station Montmorency. «Il y a l'occasion de faire du secteur un pôle culturel d'importance.»
D'ici là, il compte augmenter la programmation dans l'est de Laval, avec ce partenariat établi l'an dernier entre André-Mathieu et le Théâtre Marcellin-Champagnat. Le tout nouveau volet offert aux jeunes de 14 à 25 ans s'inscrit aussi dans cette évolution, tout comme l'entente de trois ans contractée avec Juste pour Rire. Des suites logiques des séries blues, jazz, country et musique du monde que Marcel Alexander a tranquillement installé à Laval. «Le plus stimulant reste de bâtir sur de nouvelles idées!» insiste-t-il.

PHOTO DIGITALE Alexander

(Photo: Martin Alarie)

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