Sans contrat de travail depuis juin 2003, les répondants médicaux d'urgence déclencheront une grève de 24 heures le 15 avril.
Grève de 24 heures
Pour les répondants médicaux d'urgence
Insatisfait du dépôt salarial proposé par Urgences-Santé, les répondants médicaux d'urgence (RMU) de Montréal et Laval déclencheront une grève de 24 heures le 15 avril.
Sans contrat de travail depuis juin 2003, ces travailleurs souhaitent voir leurs conditions salariales bonifiées et le personnel augmenter. «Oui, Urgences-Santé engage constamment, mais les gens ne restent pas, car pour les nouveaux, les conditions de travail sont exigeantes et il n'y a pas davantage présentement», explique le président du syndicat des RMU (SCFP-FTQ), Martin Doyon.
Les négociations avec l'employeur se sont terminées le 28 mars lors du dépôt salarial. «L'offre était ridicule et il n'y avait pas de possibilité de revoir la clause et pas de place à la discussion», confie M. Doyon. Il ajoute cependant que plusieurs avancées ont été effectuées quant aux clauses normatives, touchant entre autres l'horaire et certaines conditions de travail. «Mais dès qu'il a été question des clauses salariales, la porte s'est fermée», admet M. Doyon.
Selon le président du syndicat, Urgences-Santé aurait avoué que les RMU étaient sous-payés, jusqu'à ce que le gouvernement du Québec juge leur salaire acceptable. «À ce moment, le discours de l'employeur a complètement changé et il n'y avait plus d'ouverture». Aucun retour d'appel du directeur des communications d'Urgences-Santé, André Champagne, n'avait été reçu, à ce sujet, au moment de mettre sous presse.
Quant à la grève de mardi, le syndicat et l'employeur ont convenu d'une entente de services essentiels. «Chaque employé fera la grève pendant une heure, ce qui n'affectera pas le service à la population», assure M. Doyon, affirmant du même souffle que plusieurs ignorent l'existence des RMU, pensant parler directement aux ambulanciers lorsqu'ils composaient le 911.
Avouant que le seuil de patience des RMU a été atteint, avec des négociations entreprises depuis avril 2007, Martin Doyon espère que la grève de mardi provoquera une réaction favorable de l'employeur et du gouvernement.
«Chaque employé fera la grève pendant une heure, ce qui n'affectera pas le service à la population»
-- Martin Doyon, président du syndicat
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