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Attention aux seringues souillées

Fonte des neiges

par Alexandra Roy
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Article mis en ligne le 17 avril 2008 à 7:00
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Attention aux seringues souillées
Attention aux seringues souillées
Fonte des neiges
>Alexandra Roy
La fonte des neiges peut amener bien des surprises. Encore cette année, la Direction de santé publique (DSP) de Laval tient à informer la population des dangers reliés aux seringues souillées qui dorment sous les bancs de neige qui jonchent le territoire.
Depuis cinq ans, l'organisme multiplie les campagnes de prévention pour informer les gens sur les dangers liés à la manipulation de ces objets. «Nos stratégies ont l'air de bien fonctionner. Il n'y a pas beaucoup de piqûres accidentelles à Laval, mais on insiste quand même sur la prévention», explique Nadia Campanelli, responsable du dossier de récupération des seringues à la DSP.
Problème récurrent
«Chaque année, surtout avec un hiver comme on a eu, des seringues sont retrouvées un peu partout sur le territoire», souligne Martine Caza-Lenghan, directrice des communications de la DSP. «Malheureusement on n'a pas le contrôle sur les toxicomanes, on ne peut pas les suivre partout pour voir ce qu'ils font. Ce qu'on peut faire par contre, c'est travailler avec les organismes sur le terrain pour donner de l'information aux utilisateurs. Notre but c'est que les adultes sachent comment ramasser ces objets», poursuit Mme Caza-Lenghan.
En 2007, une centaine de seringues souillées ont été retrouvées sur le territoire lors de la fonte des neiges. «C'est sûr qu'il y a des secteurs qui sont plus touchés que d'autres», affirme Mme Campanelli. Parmi les secteurs à risque, Laval-des-Rapides, Pont-Viau et Chomedey. «L'an dernier, on avait un problème de prostitution de rue à Chomedey», confirme Nathalie Lorrain, porte-parole du Service de police de Laval. «Il y avait beaucoup de consommateurs dans ce coin-là, mais le ménage a été fait. On a fermé une dizaine de "piqueries"», assure-t-elle.
Une petite fille s'était même accidentellement piquée dans le quartier Chomedey, causant tout un émoi médiatique. «On travaille beaucoup avec le service de police et les CLSC pour mettre sur place des mesures de prévention pour informer les élèves sur les risques liés à ces objets», informe pour sa part Jean-Pierre Archambault, directeur des communications de la Commission scolaire de Laval.
Parmi les infections qu'on peut contracter en touchant à une seringue, le VIH et l'hépatite C sont les plus répandues selon la DSP. «Une grande proportion de toxicomanes qui s'injectent des drogues contractent l'hépatite C en s'échangeant leurs seringues. Souvent ils le font parce qu'ils n'ont pas les moyens de se procurer du matériel stérile», avise la responsable.
À ce sujet, elle souligne que plusieurs organismes mettent à la disposition des toxicomanes des seringues stériles et du matériel à injection. Parmi eux, Sida-Vie Laval, l'Oasis, et Travail de rue Laval. «Ces organismes agissent dans une perspective de réduction des méfaits. En fournissant ce matériel stérile, on empêche les toxicomanes de contracter des maladies. Vu qu'on est conscient qu'ils le font, on préfère qu'ils le fassent de façon sécuritaire», conclut Mme Campanelli.
Pour signaler la présence de seringues sur le territoire ou pour obtenir de l'information sur la manière de ramasser ces objets, les citoyens peuvent appeler le service téléphonique d'Info-Santé. Des bacs de récupération de seringues sont également disponibles dans la plupart des pharmacies lavalloises.

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