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L'Auberge rouge

par Carl Rodrigue
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Article mis en ligne le 16 avril 2008 à 14:12
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L'Auberge rouge
Tenanciers d’une auberge peu fréquentée, Martin et Rose font régulièrement assassiner leurs clients solitaires par leur fils Violet, afin de les détrousser. Par un soir d’orage, ils se mettent en tête de réaliser un dernier coup avant de prendre leur retraite: supprimer un groupe de voyageurs au grand complet…
Inspiré d’une histoire authentique – Pierre et Marie Martin, deux propriétaires d’auberge, furent passés à la guillotine en 1830 après avoir été reconnus coupables d’avoir assassiné de malheureux voyageurs venus trouver refuge chez eux – L’Auberge Rouge fut tout d’abord un roman d’Honoré de Balzac avant d’être adapté à trois reprises au cinéma. Film muet de Jean Epstein à l’origine (1923), l’œuvre sera adaptée à nouveau par Claude Autant-Lara en 1951. C’est précisément cette version, mettant en vedette Fernandel, que Christian Clavier et le cinéaste Gérard Krawczyk s’étaient mis en tête d’actualiser.

«Tout en conservant l'esprit caustique, ils ont étoffé les personnages des voyageurs.», précise Gérard Jugnot. Ne jouant plus seulement sur le registre de la peur, le personnage du prêtre incarné par Junot devient par exemple beaucoup plus actif, et de ce fait, plus sympathique aux yeux de l’auditoire qui s’identifiera aisément à lui durant toute la seconde partie du film. Les échanges de ce dernier avec le tandem Clavier-Balasko comptent d’ailleurs parmi les meilleurs moments du film.

Sans être une comédie à tout rompre, on notera que l’intrigue qui tire toute sa force de la scène de la confession entre Balasko et Junot – une fois les meurtres confessés, le prêtre se voit bien malgré lui contraint au silence – fonctionne beaucoup mieux sous le plan comique (L’Auberge Rouge) que dramatique (I Confess d’Alfred Hitchcock). Et ne serait-ce que par l’originalité de son propos, L’Auberge Rouge se démarque de la plupart des comédies françaises diffusées ces dernières années. Amusant.
L’Auberge Rouge – France, 2008 – de Gérard Krawczyk avec Christian Clavier et Josiane Balasko. (95 minutes) 7/10
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