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Place aux Ballets jazz de Montréal!

par Benoit LeBlanc
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Article mis en ligne le 19 avril 2008 à 16:48
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Place aux Ballets jazz de Montréal!
Les BJM, c'est aussi la joie de vivre exprimée dans la liberté du mouvement. (Photo: Courtoisie) PHOTO DIGITALE louisrobitaille
Place aux Ballets jazz de Montréal!
De la grande visite arrive pour le Mois de la danse de Laval, avec les Ballets jazz de Montréal (BJM) venus présenter MAPA et Les chambres de Jacques, leurs plus récentes créations. Deux exclusivités du répertoire des BJM que pourront apprécier les Lavallois le 26 avril.
La première est du brésilien Rodrigo Pederneiras, la seconde de Aszure Barton. Les deux chorégraphes ont accepté l'invitation de Louis Robitaille, directeur artistique qui a amené un nouveau souffle aux Ballets Jazz de Montréal. Avec ces spectacles, Robitaille donne sa réponse à la morosité, au stress et l'angoisse de nos temps modernes. Une envie de fuir les infos télévisées, d'imposer une pause de joie de vivre.

«Rodrigo a créé un ballet abstrait très cardio, très géométrique, où des figures se font et défont sans arrêt, avec de nombreuses entrées et sorties. Nous sommes dans le plaisir pur de danser», explique l'ancien danseur étoile des Grands ballets canadiens de Montréal.

«De son côté, Aszure a composé quelque chose de plus théâtral, où l'interprète doit défendre un personnage. C'est la vie dans le quotidien de la ville, avec ses émotions qui se bousculent, cet amour entre des hommes et des femmes, non sans nostalgie», ajoute-t-il.
Évolution dynamique
Chaleur humaine, fraîcheur, absence de barrières artistiques, voilà ce qui a motivé le retour de Louis Robitaille à ses anciennes amours en 1998, lui qui a découvert la danse avec les Ballets Jazz de Montréal.
«Depuis mon arrivée, je me suis donné pour objectif de mettre à l'avant-plan les artistes-interprètes, leur personnalité, en amenant l'ensemble vers un goût personnel pour les courants contemporains et un répertoire exclusif. Tout en continuant d'être le reflet de la culture québécoise.»
Les Ballets jazz de Montréal (BJM) présenteront deux chorégraphies le samedi 26 avril, 20h, sur les planches de la Maison des arts de Laval (1395, boul. de la Concorde Ouest). Information: 450 662-4440.

PHOTO DIGITALE BJM

(Photo: Courtoisie)

PHOTO DIGITALE louisrobitaille

(Photo: Courtoisie)
Une Lavalloise aux BJM
L'ancienne récipiendaire d'une bourse de la Fondation de soutien aux arts de Laval (FSAL), Sophie Estelle Fernandez, a trouvé la liberté de mouvement dont elle rêvait au sein des BJM.
La fille de Laval-des-Rapides était une enfant qui n'arrêtait pas de bouger dans la vie. Dès la 6e année du primaire, on lui a donné le défi d'un programme danse-étude à l'École supérieure de danse du Québec, ancienne École des ballets Chiriaeff, maintenant appelée l'École supérieure de ballet contemporain.

«Dès le départ, nous dansions tous les jours. Nous assistions à des spectacles des Ballets Jazz de Montréal. Déjà, je savais que c'est ce que je voulais. C'est une danse accessible pour les gens, tout en restant contemporain, avec des musiques que tout le monde reconnaît, non expérimentales», observe Sophie Estelle Fernandez.
Voir le monde
À l'été 2005, c'est lors d'un atelier spécial que la danseuse se familiarise avec le répertoire des BJM. Elle travaille avec la chorégraphe Aszure Barton. Sophie Estelle tente sa chance et propose sa candidature à Louis Robitaille. Le téléphone sonnera quelques mois plus tard, puisqu'elle est membre officielle des BJM depuis janvier 2006.
«Depuis, je découvre les différentes scènes, les différents publics, en Asie, Amérique du Sud, Europe, aux États-Unis», de dire l'interprète, entre deux répétitions du spectacle que sa compagnie vient présenter devant son public, elle qui ne cache pas sa belle surprise devant l'initiative du Bureau des arts de Laval d'avoir fait du mois d'avril, le Mois de la danse, «C'est formidable que les gens puissent avoir l'occasion de s'ouvrir à cette discipline qui est encore souvent méconnue.»(B.L.)

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