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Le comité consultatif agricole paralysé

La Ville refuse de procéder à des nominations dans le contexte actuel

par Stéphane St-Amour
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Article mis en ligne le 4 mai 2008 à 6:20
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Le comité consultatif agricole paralysé
La Ville refuse de procéder à des nominations dans le contexte actuel
Le comité consultatif agricole (CCA) est inopérant depuis le 23 avril et le restera tant et aussi longtemps que «les parties ne s'entendront pas entre elles».
Voilà ce que déclarait au Courrier Laval, jeudi, le porte-parole de la Ville, Marc Laforge.

Considérant que la Fédération régionale de l'UPA Outaouais-Laurentides et son association locale qu'est le Syndicat de base des producteurs agricoles de Laval aient porté leur différend devant les tribunaux, la Municipalité régionale de comté de Laval pourrait-elle se priver d'un organisme tel le CCA pendant un an ou deux? «Dans l'état actuel des choses, l'horizon de temps ne nous appartient pas», a laissé entendre M. Laforge, réaffirmant le souhait que les deux instances de l'UPA «finissent par s'entendre pour le bon cheminement des dossiers».
Retour en arrière
Par voie de résolution le 19 décembre dernier, l'administration municipale doublait de deux à quatre mois le délai prévu pour renouveler ou remplacer les membres du CCA dont le poste devenait vacant deux jours plus tard.
Alors questionnée à savoir si, par cet amendement adopté in extremis, la Ville ne cherchait pas à acheter du temps, histoire de permettre à deux des membres de régler le litige qui les opposait à l'UPA, avant de les reconduire pour un autre mandat de deux ans, Marc Laforge se montrait catégorique. «Il n'y a pas de lien avec les problèmes internes que vivent la Fédération [régionale] et le Syndicat de base. La Ville ne s'immisce pas dans leurs affaires», avait-il insisté.

Quatre mois plus tard, le conflit ouvert impliquant les dirigeants syndicaux Gilles Lacroix et Alain Forget avec les hautes instances de l'UPA perdure et tout semble indiquer qu'on soit à des années-lumière d'un règlement.

Est-il nécessaire de rappeler qu'en février 2007, la Fédération de l'Outaouais-Laurentides sanctionnait sévèrement le président du Syndicat de base et son bras droit à qui on reprochait de s'être placé en situation de conflit d'intérêts. Suspendus respectivement pour cinq et trois ans, MM. Lacroix et Forget ont toujours réfuté les allégations de copinage avec l'administration Vaillancourt et porté la cause en appel, laquelle cause est d'ailleurs toujours pendante devant les tribunaux.

Étant donné les circonstances, la Fédération régionale a décidé de rapatrier unilatéralement ses pouvoirs de mise en candidature des producteurs auprès du comité exécutif de Ville Laval. Jusqu'à ce que se rompe le lien de confiance, la fédération déléguait d'office ce pouvoir à son association locale.

C'est ainsi que les autorités municipales n'auraient d'autre choix que de nommer au comité consultatif pour 2008-2010 trois producteurs parmi la liste officielle composée de Sylvain Cléroux, Normand Legault, Louis Marineau, Roger Paquette, Michel Sauriol et Agathe Vaillancourt.

De son côté, la Ville a plutôt choisi de mettre en veilleuse le CCA jusqu'à ce que tout le monde s'entende, et ce, au risque d'avoir à se priver des judicieuses analyses et recommandations du milieu en matière d'inclusion, d'exclusion et d'aménagement du territoire agricole.
Réactions
À la Fédération régionale de l'UPA, Serge Deshaies affirme n'avoir reçu de la Ville aucune information à cet effet, réservant tout commentaire au retour de vacances du directeur général René Ledoux.
Idem à la Confédération de l'Union des producteurs agricoles du Québec où l'on refusait, jeudi, de commenter l'imbroglio qui prévaut à Laval. «C'est aux Affaires municipales de répondre à ça et non pas à l'UPA», s'est borné à dire le conseiller aux affaires publiques, Patrice Juneau.

Au ministère des Affaires municipales et des Régions, on informe qu'aucune plainte n'a été déposée en lien avec cette affaire et qu'en ce sens, «on n'a pas de prise pour agir dans ce dossier-là».

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