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Un air de déjà-vu - 1e prix, Affaires municipales, Hebdos du Québec; Grand prix du jury, Transcontinental

La Ville s’était déjà placée en situation d’apparence de favoritisme auprès de Monit International

par Stéphane St-Amour
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Article mis en ligne le 16 mai 2008 à 18:40
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Un air de déjà-vu - 1e prix, Affaires municipales, Hebdos du Québec; Grand prix du jury, Transcontinental
Au début des années 90, la Ville avait loué, d'une compagnie à numéro détenu par Alex Kotler, cet édifice sans avoir au préalable procédé par appel d’offres. (Photo: Martin Alarie) Fichier: Edifice
Un air de déjà-vu - 1e prix, Affaires municipales, Hebdos du Québec; Grand prix du jury, Transcontinental
La Ville s’était déjà placée en situation d’apparence de favoritisme auprès de Monit International
Ce n’est pas la première fois qu’une transaction impliquant une société d’Alex Kotler, influent propriétaire foncier, place l’administration Vaillancourt dans une situation embarrassante.
Rappelons que le président de Monit International et de plusieurs autres sociétés détient des intérêts dans une compagnie à numéro possédant l’immeuble du 1550, boulevard Chomedey qui abrite le garage municipal du secteur 3 de la ville de Laval. Il en coûte à la municipalité 424 795$ en loyer par année. «Il s’agit d’un bail location-achat de 20 ans; la bâtisse nous appartiendra en 2017», explique le porte-parole de la Ville, Jean-Claude Beaudry.
Sans appel d'offres
Mais bien avant qu’elle ne contracte ce bail emphytéotique, la Ville s’était placée en situation d’«apparence de favoritisme» en louant d’Alex Kotler (président et deuxième actionnaire de la société) cet édifice, sans avoir au préalable procédé par appel d’offres.
Voilà du moins une des conclusions que tirait le vérificateur externe Jacques Martin dans un volumineux rapport déposé à l’Assemblée nationale en décembre 1995. Comptable spécialisé en affaires municipales, M. Martin avait été mandaté par le ministre Guy Chevrette pour enquêter sur certains aspects des opérations financières de la ville de Laval.

Or, au sujet du bail du 1550, boulevard Chomedey, le journal La Presse publiait dans son édition du 23 décembre 1995 qu’il «a retenu l’attention du vérificateur, en raison des omissions, des erreurs et d’un loyer exorbitant payé en trop par la Ville, pour un hangar tellement déglingué que la Commission de la santé et de la sécurité au travail en ordonnait, l’an dernier [1994], l’évacuation partielle».

Le rapport Martin évoquait notamment une bourde contractuelle commise en 1990 qui coûtait aux contribuables plus de 30 000 $ par année pour la location de cet immeuble. Au moment de l'enquête de 1995, la direction générale de la ville informait le vérificateur que le cas avait été soumis au service du contentieux pour évaluer la possibilité de récupérer les sommes payées en trop.

À l'hôtel de ville, jeudi dernier, on ne pouvait affirmer si les sommes avaient été récupérées. Considérant le temps qu'une telle recherche impliquerait, on a suggéré au Courrier Laval d'adresser une demande d'accès à l'information au service du greffe.

(Photo: Martin Alarie)
Ce texte, paru dans nos pages le 11 février 2007, complétait un dossier qui a valu à Stéphane St-Amour le premier prix, catégorie Affaires municipales, au gala des Grands prix des Hebdos 2008, tenu à Montréal le 31 mai.

Notre journaliste avait déjà décroché le Grand prix du jury au gala des Folios de Transcontinental, le 9 mai, pour cette même série d'articles.

La pièce principale, «La Ville a payé 633 660$ de plus que prévu», peut également être consultée sur notre site.

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