Fernand Ouellette est le premier Québécois à recevoir le Grand prix international de poésie de langue française Léopold Senghor.
(Photo: Martin Alarie)
Le plus grand prix de poésie du monde francophone à Fernand Ouellette
C'est dans le cadre des célébrations du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, tenues le 23 juin dans le Grand salon d'honneur de l'Université Paris-Sorbonne, que Fernand Ouellette recevra la plus haute distinction en poésie dans la Francophonie.
Le poète lavallois est le premier Québécois à obtenir le Grand prix international de poésie de langue française Léopold Senghor. Ce prix prestigieux, créé par l'association littéraire La Nouvelle Pléiade en l'honneur du poète, écrivain et premier président du Sénégal.
«Plus important, ce prix mène à une diffusion de mon œuvre partout dans le monde francophone. Ce qui tombe bien, je veux être lu!», annonce candidement Fernand Ouellette, qui passera six jours dans la capitale française.
Le Grand prix international de poésie de langue française Léopold Senghor récompense un poète dont l'œuvre illustre de manière exemplaire la richesse et la diversité de la langue française dans le monde. Il est décerné par un jury composé de poètes de partout dans la Francophonie.
La cérémonie officielle de remise de prix comprendra notamment un concert, un récital de poésie et un débat entre deux grands noms de la science du 20e siècle, Albert Jacquard et Hubert Reeves.
Autres prix
Poète, essayiste et romancier, Fernand Ouellette est né à Montréal en 1930. Il habite Laval depuis plus de 40 ans. Il est l'auteur d'une quarantaine de titres, ayant déjà reçu le prix Athanase-David, la plus haute distinction littéraire au Québec, le Prix du Gouverneur général du Canada à trois reprises, le prix Ludger-Duvernay, le prix Gilles-Corbeil et quelques autres prix, au Canada, en France et en Suisse.
Faire la révolution
À 78 ans, Fernand Ouellette entreprend une révolution dans son art. Il travaille à deux nouveaux livres, dont la publication est prévue pour le printemps 2009. Le poète y modifie son rapport au mot. Ses poèmes sont désormais plus courts, formés de 16 à 28 vers. Il propose également des images surprenantes. La deuxième personne remplace parfois la première du singulier. Les titres annoncés, Face à l'abrupt et L'abrupt, ne laissent planer aucun doute sur cette amorce stylistique.
«Je sens que je dois travailler encore plus fort, pour me montrer digne de toute cette reconnaissance de mon œuvre. Si je ne me renouvelle pas, ma poésie sera morte. Faut se secouer pour sortir de nos ornières», dit-il.
Faire la révolution
Lors de son séjour à Paris, Fernand Ouellette sera aussi honoré par sa maison d'édition, L'Hexagone. Entre une séance de signatures au Marché de la poésie et un apéro sur une terrasse du 6e arrondissement, le poète retournera saluer une maison médiévale, rue des Ursins, derrière le Quai des fleurs, à deux pas de Notre-Dame-de-Paris. C'est de cette maison qu'est sorti son ancêtre, René Hoêlet, en partance pour la Nouvelle-France.
PHOTO DIGITALE FernandOuellette
(Photo: Martin Alarie)