Hasard ou pas?
Sur les neuf écoles secondaires publiques lavalloises qui apparaissent dans le palmarès compilant les taux de décrochage scolaire, deux établissements anglophones de la Commission scolaire Sir-Wilfrid-Laurier (CSSWL) comptent des taux inférieurs à 12%.
Ces deux écoles, Laval Liberty High School et Laurier Senior High School, se classent respectivement avec des taux de 9,9% et 11,6%. Pour les directeurs de ces établissements, la clef réside dans les diverses concentrations offertes aux étudiants, souvent en arts et en sports. Reste que la Commission scolaire de Laval (CSDL) compte également son lot de programmes spécialisés, notamment avec plusieurs concentrations en musique. «C’est peut-être l’ordre de tradition qui règne dans chacune de nos écoles et la mentalité très proactive adoptée avec le plan stratégique de notre commission scolaire [CSSWL]», avoue le directeur adjoint de Laurier Senior High school, Christian St-Pierre.
Pour la ministre de l’Éducation et ministre responsable de la région de Laval, Michelle Courchesne, la CSSWL n’est pas plus proactive qu’une autre commission scolaire. «La CSSWL a peut-être une façon différente d’aborder la question [du décrochage scolaire], mais elle compte moins d’élèves [que la CSDL] et fait face à un milieu plus homogène», souligne la ministre
Milieu défavorisé
Le directeur de Laval Liberty High school, Éric Ruggi, rejette toutefois l’idée qu’un milieu défavorisé est à tout coup synonyme de décrochage scolaire. «Le tiers de nos élèves provient de milieux plus défavorisés», affirme-t-il.
Même raisonnement à Laurier Senior High school : «Notre école est située à Chomedey et notre clientèle provient de milieux socioéconomiques différents. Ce n’est donc pas un facteur automatiquement en lien avec l’excellence académique, l’idée c’est que les jeunes puissent s’épanouir au maximum de leur potentiel», conclut M. St-Pierre.