Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Courrier Laval
Pool hockey échange
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

De Ben Johnson à Floyd Landis

La chimiste Christiane Ayotte, icône de la lutte au dopage sportif

par Stéphane St-Amour
Voir tous les articles de Stéphane St-Amour
Article mis en ligne le 29 juin 2008 à 11:03
Soyez le premier à commenter cet article
De Ben Johnson à Floyd Landis
La chimiste Christiane Ayotte, icône de la lutte au dopage sportif
Le dépistage de substances dopantes est un travail qui exige à chacune des étapes une minutie impeccable et une rigueur à toute épreuve, considérant les impacts d'un test positif sur la vie et la carrière d'un athlète.
Qu'il suffise de penser au sprinter canadien Ben Johnson qui fut, incidemment, la première «victime» du Dr Christiane Ayotte, directrice du Laboratoire de contrôle de dopage à l'INRS-IAF.

À l'origine du scandale le plus médiatisé de l'histoire olympique, alors qu'il avait échoué un contrôle antidopage au stanozolol, à la suite de son record mondial établi aux Jeux de Séoul, Ben Johnson était suspendu à vie en 1993 après un second contrôle positif, également à la testostérone. Ce coup de grâce, il est venu des labos de l'INRS.
Le cas Landis
Plus récemment, au printemps dernier, Christiane Ayotte témoignait à titre d'experte en matière de profil stéroïdien devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), dans la cause portée en appel par le cycliste américain Loyd Landis.
Vainqueur déchu du Tour de France en 2006, Landis conteste un contrôle positif à la testostérone.

«Le second appel a été entendu au mois de mars et on attend impatiemment la décision qui devrait être rendue d'ici les prochains jours», explique Dr Ayotte.

Débouté en septembre 2007 devant la Cour d'arbitrage américaine indépendante, qui confirmait le contrôle positif de 2006, Landis interjetait appel le mois suivant auprès du TAS, l'ultime et dernier recours en matière d'arbitrage.

«C'est un cas d'espèce, indique la chimiste de l'INRS-IAF. Tout a été attaqué». Les avocats de Landis ont scruté à la loupe tous les documents déposés en preuve, à la recherche de la moindre petite rature ou absence de parafe visant à discréditer la procédure.
Geneviève Jenson
Seule, la chimie ne suffit plus pour débusquer les athlètes carburant aux produits dopants détournés de leur vocation thérapeutique.
«On a dû développer la biologie moléculaire pour détecter des médicaments aux structures différentes, par exemple l'érythropoïétine (EPO) qui provoque une augmentation du nombre de globules rouges dans le sang», fait part la chimiste la plus célèbre de l'INRS.

Améliorant l'endurance des athlètes, cette protéine, qui avait conduit la cycliste Geneviève Jenson au sommet de son sport, avant de sa causer sa perte en 2005, est difficile à détecter.

«L'EPO disparaît de l'urine en l'espace d'une journée, mais les effets dans le sang restent pendant près d'un mois», informe Dr Ayotte. D'où l'intérêt de tester les athlètes une semaine avant une compétition d'importance et non seulement le jour de l'épreuve, ajoute-t-elle.

Pour un meilleur contrôle, elle souhaiterait que le profil sanguin et urinaire de chaque athlète soit connu, ce qui faciliterait grandement la lutte au dopage.
De Beijing à Vancouver
Membre de la Commission médicale du Comité international olympique (CIO), Christiane Ayotte quittera fin juillet pour Beijing, où elle agira en qualité d'experte auprès de l'AMA, pour toute la durée des Jeux.
Les Jeux d'été représentent un défi colossal en matière de contrôle du dopage avec plus de 4500 tests à réaliser sur une période d'un mois. «C'est plus que ce qui se fait en toute une année en Chine», fait-elle valoir, ajoutant même que cela dépasse le nombre de tests annuels effectués dans certains laboratoires accrédités par l'AMA. Sur les 4500 prélèvements prévus, 700 à 800 concerneront la détection de l'EP0 dans les urines et 900 seront des contrôles sanguins.

Pour les Olympiques de 2010 à Vancouver, la coordination des prélèvements et des analyses sera sous la responsabilité de Mme Ayotte. «C'est rien par rapport aux Jeux d'été», bémolise-t-elle, chiffrant à 2000 le nombre de tests qui devront être effectués dans l'ensemble des postes de contrôle de dopage qu'elle établira à Vancouver et les environs. C'est tout de même trois fois plus imposant que les prélèvements des Jeux de 2002, à Salt Lake City.

Dès janvier prochain, l'équipe de l'INRS-IAF commencera à transférer partiellement ses opérations à Vancouver, en vue du grand rendez-vous olympique. «On doit mettre à l'essai de nouveaux instruments pour valider nos méthodes; c'est un ballet assez compliqué à organiser», reconnaît-elle. Être pays hôte des grands Jeux est une «chance exceptionnelle qu'on n’est pas près de revivre» et une «occasion unique de renouveler certains de nos équipements», ne manque-t-elle pas de souligner.

Le CIO a déjà retenu les services professionnels de Christiane Ayotte pour les Jeux de Londres en 2012 et les Jeux d'hiver à Sotchi, en Russie, en 2014.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Avez-vous tenu votre résolution pour l’année 2008?
  • Oui
  • Non

Liens