Hancock
Rien ne va plus pour Hancock, un super héros à la fois intrépide et désabusé qui cause autant de dommages qu’il ne sauve de vies. Accusé de tous les maux et rejeté par tous, il va pourtant se trouver un allier en Ray Embrey, un agent de relations publiques qui tentera de redorer son blason…
En cette époque où les films de super héros envahissent non seulement le grand écran, mais prennent aussi d’assaut le sommet du box-office, il est inévitable que l’on assiste à quelques débordements. D’une part, puisque tout ce qui brille n’est pas or, chaque petit bijou trouvé (Iron-Man, X-Men 2, The Incredible Hulk) nécessitera de longues heures passées à examiner diverses pacotilles (Elektra, The Fantastic-Four, The Punisher). D’autre part, la popularité du genre amènera également son lot de parodies. On n’a qu’à se rappeler le pénible Super Hero Movie paru plutôt cette année. C’est dans la même optique, mais tout de même avec plus de légitimité, que Hancock nous est servi. Et si l’idée de départ peut paraître quelconque, sa réalisation se révèle être fort amusante… du moins durant la première moitié du film.
Ce n’est en effet qu’une fois confortablement installé dans le récit que l’on assiste à un changement de ton des plus audacieux. On s’abstiendra de discuter du pivot puisqu’il constitue la principale force du récit, mais avouons-le, la surprise est de taille. Certains aimeront, la plupart détesteront, mais il demeure que le scénariste et le réalisateur auront tout de même le mérite d’avoir pris un risque. Ce qui à Hollywood est déjà beaucoup…
Hancock – États-Unis, 2008 – de Peter Berg avec Will Smith et Charlize Theron. (92 minutes) 6/10