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Un cabaret qui sort de l’ordinaire

par Benoit LeBlanc
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Article mis en ligne le 15 juillet 2008 à 14:19
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Un cabaret qui sort de l’ordinaire
Junior et Crazy, un duo de break dance franco-américain. (Photo: Martin Alarie) PHOTO DIGITALE Anatoli
Un cabaret qui sort de l’ordinaire
Lors de leurs répétitions, les artistes du cabaret Maboul ont démontré à quel point ils avaient tous en commun une belle folie, qu'ils mettent au service des spectateurs depuis hier soir.
Que ce soit le Court-Circuit de Christophe Loison, qui entraîne à sa suite des chevaux flottants, ou les prouesses techniques d'un duo franco-américain de break-dance; que ce soit l'équilibre maîtrisé du russe Anatoli Zalewski ou la danse réinventée avec humour par les Chicos Mambos, Stéphane Crête a transporté ces performances dans un univers du quotidien. Une usine aux reflets métalliques.

«Dehors les paillettes, plumes et rideaux rouges du cabaret traditionnel. Je voulais des artistes qui transposent leur poésie dans un lieu ouvrier qui n'en a pas», confie le metteur en scène, Stéphane Crête, fier de présenter son équipe internationale.

Quatre des 14 artistes participants ont attiré l'attention du patron de Juste Pour rire, Gilbert Rozon, lors d'une émission de télé française, Incroyable talent.
Le fil
L'un d'eux s'appelle Alexandre Chassagnac. À neuf ans, Alexandre a découvert que sa voix d'opéra atteignait des notes impossibles, au-delà des possibilités féminines. Par la suite, il passera 11 ans dans les rangs de l'armée française, après des études en chant lyrique.
«Dans Maboul, le caporal-chef va remonter à la surface! C'est moi qui dois faire régner l'ordre chez cette bande de joyeux saltimbanques. Je suis dirigeant, mais pas trop. Car je leur réserve quelques surprises d'impact… vocal», conte celui qu'on présente comme le castrat non castré à la voix d'or.
Break dance et contorsion
Parmi les autres révélations, Junior, de Saint-Malo, et Crazy, d'Orlando, confrontent leurs deux styles dans un numéro de break dance acrobatique. «Nous montrons chacun d'où l'on vient, le break dance ne se pratique pas pareil en France qu'aux États-Unis», relèvent les deux artistes et athlètes.
De son côté, le contorsionniste Artium Riis poursuit la route tracée par ses parents, tous deux artistes de cirque. Maman jonglait avec ses pieds pendant que papa faisait ses tours de magie. «À quatre ans, ils ont testé ma flexibilité, à huit, je commençais dans le métier. Maintenant, j'aime bien entrer dans les boîtes de façon originale», observe-t-il.
Danse à quatre
Les Chicos Mambos est formé d'anciens interprètes de danse contemporaine. Il y a deux ans, à Barcelone, ils ont créé une première parodie de danse. «Nous en avions marre de nous prendre la tête, puis la blague s'est transformée en filon, après un passage remarqué à Avignon», relatent les deux Philippe du quatuor.
Les Audrey Ivaknenko (funambule), Natalia Leontieva (hula hoop) Tony Frebourg (diabolo) seront également de la distribution du cabaret.
Le Cabaret Maboul du Festival Juste pour Rire, mise en scène de Stéphane Crête, s'installe jusqu'au 20 juillet, chaque soir à 20h, à la Salle André Mathieu (475, boul. de l'Avenir). Information: 450 667-2040.

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