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Courrier Laval
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Un été sans point ni coup sûr

par Carl Rodrigue
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Article mis en ligne le 7 août 2008 à 8:20
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Un été sans point ni coup sûr
Été 1969. Martin et ses amis rêvent de faire partie de l'équipe de baseball du quartier, mais ne sont pas sélectionnés. À contrecœur, le père de Martin va entreprendre les démarches nécessaires afin de leur permettre de former une équipe B.
Soyons francs, ces quelques matchs de baseball ponctués du premier homme sur la Lune et du Festival de Woodstock ne sont qu’une toile de fond servant de prétexte à un rapprochement père/fils. Ainsi, c’est en troquant le rôle de père pour celui de coach que le personnage de Patrice Robitaille va faire vibrer sa fibre paternelle… possiblement pour la toute première fois.

Il y a un peu de C.R.A.Z.Y. dans Un été sans point ni coup sûr. Il y a aussi pas mal de Histoire de famille, mais il y a surtout du Francis Leclerc: une mise en scène sobre qui demeure au service du récit, mais qui est ponctuée par endroits de quelques pastiches de pellicules d’époque. Avec son dernier long métrage, Leclerc ne réinvente pas la roue – ce n’est nullement l’intention d’ailleurs –, mais il accouche néanmoins d’une sympathique tranche de vie issue de la Révolution tranquille, laquelle saura plaire aux nostalgiques.

Un mot sur Patrice Robitaille qui, dans le rôle de ce père dépassé par les événements, nous offre ici une performance empreinte à la fois d’un détachement et d’un malaise servant merveilleusement bien le personnage. Une retenue presque totale de la prestance à laquelle il nous a habitués.

On ne saurait conclure sans mentionner ce clin d’œil aux Lavallois: alors que le père lit son journal, on peut remarquer à l’endos de celui-ci une manchette annonçant la construction imminente du Métro de Laval. Délicieux!
Un été sans point ni coup sûr – Québec, 2008 – de Francis Leclerc avec Pier Luc Funk et Patrice Robitaille. (104 minutes) 7/10
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Carl Rodrigue

Commentaire mis en ligne le 13 août 2008
Comme vous vous en doutez, il y a malheureusement un maximum d'informations que nous pouvons faire passer dans un texte et à mes yeux, l'anecdote du métro de Laval rejoint probablement davantage de gens.

Cela dit, vous avez bien fait de profitez de l'espace qu'il vous est alloué ici pour souligner la présence de la crèmerie la Marquise dans ce film et avez toutes les raisons d'en être fier.

A Gauthier

Commentaire mis en ligne le 10 août 2008
Cher Monsieur Rodrigue

C'est avec grand intérêt que j'ai lu votre article sur le film un été sans point ni coup sûr.
Par contre, j'ai été déçu de conclure que vous ne parliez pas de la scène de la crémerie,
qui a été tournée à la crémerie la Marquise à Laval-Ouest.

Pour ce qui est du clin œil au Lavallois, je peux vous dire que cette scène à faite fureur.

Étant propriétaire de la crémerie, je peux vous dire que les clients sont bien fière de voir
"leur crémerie" dans un film ..

Si jamais vous refaite un article sur le film .. il serait intéressant d'en parler pour satisfaire
la curiosité de gens, et confirmer que la scène à bien été tourner chez nous, à Laval.


Bien à vous ..

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