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«Mike, Anna, Andrew et Valérie ont joué du badminton de haut niveau»

Girard fier de ses protégés aux Jeux de Pékin

par Sylvain Lamarre
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Article mis en ligne le 15 août 2008 à 8:25
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«Mike, Anna, Andrew et Valérie ont joué du badminton de haut niveau»
Jean-Paul Girard n'a rien à reprocher aux prestations de ses joueurs. (Photo: Martin Alarie)
«Mike, Anna, Andrew et Valérie ont joué du badminton de haut niveau»
Girard fier de ses protégés aux Jeux de Pékin
Même si le parcours des athlètes canadiens en badminton a pris fin abruptement aux Jeux olympiques de Pékin, l’entraîneur de l’équipe nationale de badminton Jean-Paul Girard est fier de la performance de ses protégés.
Il a qualifié la participation des Canadiens à ses Jeux d’extraordinaire. «Le simple fait de se qualifier tient du miracle. Ils ont fait le tour du monde pour espérer se qualifier. Lorsque nous affrontons des équipes ou des joueurs de notre force, on se débrouille bien. Toutefois, lorsque nous avons affronté des Formules 1, nous ne pouvions pas gagner», a-t-il déclaré dans une entrevue accordée au Courrier Laval, mardi dernier. «Nos Canadiens ont joué à leur plein potentiel. Ils ont joué leur meilleur badminton. Ils ne pouvaient pas faire mieux», a-t-il enchaîné.

Celui qui en était à sa deuxième présence à des Jeux olympiques était satisfait du match de la Lavalloise Valérie Loker et de son partenaire Mike Beres. Le duo a perdu son premier match en double mixte face aux Thaïlandais (voir autre texte).

«Les Thaïlandais étaient plus rapides, plus précis et plus puissants. Ils reçoivent mieux. Nous avons fait de bonnes réceptions de services. Mais, les Thaïlandais revenaient avec une grande précision», a admis l'entraîneur lavallois.

Durant le match, Girard a répété à de nombreuses reprises cinq phrases. «Je voulais qu'ils soient affamés, qu'ils prennent le volant tôt, qu'ils aient un échange à la fois, qu'ils changent l'endroit où ils attaquaient. Je voulais qu'ils aient du plaisir.»

L'entraîneur demandait au tandem Beres-Loker de faire durer le plaisir. «On mérite d'être là. Pourquoi ne pas donner tout ce que l'on a. Ça n'arrive pas tous les jours de participer aux Jeux olympiques. Ils ont répondu aux attentes. Ils ont fait ce qu'ils font de mieux», a-t-il avoué.

Le parcours du Canadien Andrew Dabeka aura également été de courte durée. Il a plié l'échine face au Coréen Sunghwan Park en deux manches identiques de 11-21, le 10 août. «Andrew a rencontré une grosse machine dès le premier tour. Il a joué de malchance lors du tirage au sort», a admis Girard.
Excellent parcours pour Rice
La Canadienne Anna Rice a bien amorcé le tournoi en éliminant l'Américaine Eva Lee 21-15, 19-21 et 21-19 et la Suissesse Jeannine Cicognini 21-10 et 21-13, les 9 et 10 août . La protégée de Girard a encaissé l'élimination devant la Chinoise et favorite de la foule, Lan Lu, par des pointages de 7-21 et 12-21, le 11 août. «Anna était bien préparée physiquement et mentalement face à l'Américaine et la Suissesse. Elle a pu battre ces filles. Elle ne pouvait faire mieux face à la médaillée de bronze des Championnats du monde en 2007. Anna a connu un excellent parcours», a-t-il analysé.
Ouverture grandiose
Jean-Paul Girard a vécu beaucoup d’émotions en foulant le sol du Stade olympique lors des cérémonies d’ouverture. «Ça coupe les deux jambes. Je me sentais comme un enfant de six ans qui est émerveillé quand il voit le père Noël et qu'il y croit encore. C'est comme tenir son enfant dans ses bras pour la première fois. C'est une sensation incroyable. Cette cérémonie d'ouverture était comme une vague géante de fierté et d'amour. C'est indescriptible!», a-t-il affirmé.
Girard s'est dit impressionné par l'amphithéâtre qui accueillait les compétitions de badminton. «Le gymnase de l’université des technologies industrielles de Pékin es encore mieux que le Centre Bell. Les installations où nous pratiquions auraient pu accueillir les compétitions de badminton. Les Chinois ont mis toute la gomme», a-t-il insisté. «Les installations sont de toutes beautés. Les jardins, les sites, le transport, la bouffe, tout est extraordinaire. C'est magique! Bref, c'est un parfum d'Asie», a-t-il conclu.

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