Qui payera pour les obsèques de Fredy Villanueva?
J'écris au sujet du décès de Fredy Villanueva, survenu à Montréal-Nord, suite à l'intervention ou l'invention policière.
Je ne suis pas un ami de la famille Villanueva. Je suis tout simplement un citoyen qui déclare ses revenus à chaque année, un contribuable. Je dis ceci, je déplore le manqué d'empathie du corps de police de Montréal et des dirigeants de la ville face à la situation qui a coûté la vie au jeune homme de 18 ans.
Comment se fait-il qu'un policier qui décède en devoir a droit à des obsèques grandioses tandis que la famille d'un citoyen tué par un policier en devoir n'a pas le droit d'avoir des excuses publiques? Quand nous entendons «On attend les résultats de l'enquête…» qu'est-ce que cela veut vraiment dire? C'est comme si on maintient en sourdine l'évidence explicite qui témoigne de la bévue de ceux qui sont en autorité en mettant en exécution un processus qui engourdi la mémoire et le pouvoir de décision d'une collectivité insécure. Si je ne suis pas armé et qu'un policier me tire dessus à cause qu'il craint pour sa vie ou la vie de son collègue, je crois qu'il y'a un problème. Quel problème? Je vais tenter de l'expliciter.
Un policier en uniforme devrait se souvenir que lors de ses trois années de formation collégiales et des 6 mois subséquents, il a reçu des techniques d'auto-défense qui ne font pas appel à l'usage d'armes à feu. Avec ce qu'on entend de la situation, nous pouvons comprendre que les policiers étaient déjà en situation fautive, de par la manière dont ils ont procéder à leur tentatives d'arrestation alors je ne suis pas surpris qu'une fois dans la «marde», on se dit que tous les moyens sont permis pour rester en contrôle de sa perte de contrôle.
Faites votre enquête, chers policiers. Cachez les erreurs de vos collègues et justifier le tout avec un manque d'expérience par ci et un voie de fait à la justice par là. La réalité est que vous n'êtes pas aptes à voir les faits alors les citoyens doivent vivre avec les effets. Pour ceux qui parlent des émeutes, je vous répondrai qu'elles n'étaient pas justifiables mais elles étaient l'expression d'individus qui se sont sûrement dis à un moment donné que si la justice peut être injuste à ce point, nous n'avons pas besoin d'essayer de faire preuve de bon jugement, à ce point-ci.
Je dirai qu'à proportion égale, les policiers ont agis plus bêtement que les citoyens dans toute cette histoire. Ce n'est sûrement pas de leur faute. Ça doit être la faute de leur chef qui n'est pas capable d'assumer les erreurs de ses hommes. «Servir et protéger»est devenu «Se servir et se protéger». On ne peut pas essayer de raisonner avec le sang bleu, celui de la police, celui de l'autorité, alors on leur donne du fil à retordre en faisant des conneries comme aller briser la vitrine du commerçant qu'on salue en rentrant, chez soi, à chaque fin de journée.
Pour ce qui est des soi-disant porte-paroles et leaders de la communauté, je dirais que vous êtes tout simplement morts dans vos propos, vos positions et la portée de votre vision pour la collectivité. À force de courir après les miettes des subventions gouvernementales, on en vient à devenir dépendant non seulement financièrement, éthiquement, socialement mais aussi affectivement. Voici donc la nouvelle drogue qui fait en sorte que même après une bévue comme celle de la semaine dernière, peu sont ceux qui ont eu la clairvoyance de demander aux responsables du départ précoce du jeune Villanueva, de payer pour ses obsèques.
La collectivité n'a pas besoins de ses leaders dans les salons funéraires, ils les ont besoin sur la place publique en train de dire la vérité et si, le besoin s'en fait sentir, vous serez invitez ou vous vous inviterez dans les salons funéraires, dans les quartiers, dans les vies des personnes que vous êtes en devoir de représenter.
Bien à vous,
Ricardo Lamour
Participant à l'émission «Gang de rue»
Anonyme
Commentaire mis en ligne le 23 novembre 2008Omg,quand j'ai lû cette article,j'avais l'impréssion de lire mes paroles...D'ailleurs moi & 2 autres personnes font un travail scolaire sur cette tragédie.(sec 4)
Àprès avoir sû cette drame,je me sens menacée à chaque fois que je vois un policier.Toutes mes cordoléances pour sa famille.
Anonyme
Chomedey (Laval)