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Les maux de tête de la rentrée

Les listes d'effets scolaires sont-elles raisonnables ?

par Sophie Méley-Daoust
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Article mis en ligne le 23 août 2008 à 9:00
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 Les maux de tête de la rentrée
Avant de débuter leur année scolaire, les parents doivent souvent procurer à leurs enfants plusieurs exemplaires d'un même article. (Photo: Martin Alarie)
Les maux de tête de la rentrée
Les listes d'effets scolaires sont-elles raisonnables ?
Souvent longues et au contenu coûteux, les listes de matériel scolaire sont, à l'approche de la rentrée, un mal de tête pour bien des parents qui se questionnent sur l'utilité d'acheter à leurs enfants deux paires d'espadrilles et des crayons et effaces de marques précises.
Sur la liste des élèves de cinquième année de l'école Les Explorateurs à Vimont, il est notamment demandé aux parents d'acheter huit duo-tangs de couleurs différentes et clairement précisées, deux étuis à crayons de grand format, deux gommes à effacer Staedtler et une boîte de douze crayons à la mine Mirado HB taillés. Bien qu'une petite note spécifie que «les marques inscrites sont un symbole de qualité» elles y figurent toutes en majuscule. Un Bescherelle L'Art de conjuguer se trouve même tout au haut de la liste et son achat est fortement conseillé.

Pourtant, la Loi sur l'instruction publique stipule clairement que «l'élève, autre que celui inscrit aux services éducatifs pour les adultes, a droit à la gratuité des manuels scolaires et du matériel didactique requis pour l'enseignement des programmes d'études jusqu'au dernier jour du calendrier scolaire de l'année scolaire […].»

Ce qui signifie que manuels, dictionnaires et grammaires ne devraient pas être achetés par les parents. Seuls les documents où l'élève écrit, dessine et découpe, sont exclus du critère de gratuité scolaire, de même que les crayons et papiers.

À l'école primaire L'Harmonie, à Chomedey, les marques mentionnées, comme Pritt pour les bâtons de colle et Crayola, ne sont pas suivies d'une petite note, laissant présager qu'il s'agit d'une simple suggestion en raison de la qualité estimée du produit.
Listes sous analyse
Depuis 2005, la Loi sur l'instruction publique prévoit que le conseil d'établissement de chaque école doit approuver la liste, proposée par le directeur. Rappelons que chaque conseil d'établissement compte parmi ses membres, des parents, des professeurs, des professionnels de l'établissement, des directeurs et des membres de la communauté.

Le conseil d'établissement est également celui qui «établit, sur la base de la proposition du directeur de l'école, les principes d'encadrement du coût des documents […]» qui se retrouvent sur les listes d'effets scolaires.
Cette façon de faire est donc censée empêcher tout abus ou gaspillage et montant de facture élevé. Reste que les jeunes de première année de l'école L'Harmonie doivent avoir, pour la rentrée à la fin août, cinq bâtons de colle, 24 crayons à mine, 13 duo-tangs, deux boîtes de douze crayons de bois en plus d'une boîte de crayon de cire. «Si on demande en première année l'achat de 24 crayons de couleur, c'est supposé être considéré pour l'année suivante», assure la présidente de la Commission scolaire de Laval (CSDL), Francine Charbonneau, avouant toutefois agir «en délinquante» en tant que parent et ne pas toujours suivre à la lettre les achats demandés sur la liste scolaire de ses enfants.

Guylaine Francoeur, membre du conseil d'établissement de l'école du Parc, explique de son côté qu'aucune modification n'a été apportée cette année aux listes proposées. «Ça pourrait arriver, parce que le conseil est très ouvert et les professeurs aussi, qui ont souvent besoin d'un certain type de matériel pour une activité, explique cette maman dont le petit garçon entrera en deuxième année à la fin du mois. Si on trouvait une alternative, on l'analyserait, car on est conscient que tout coûte cher.»

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