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Courrier Laval
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Remarquable, mais incomplet

L'est de l'île à vélo

Nathalie Villeneuve par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 25 août 2008 à 13:21
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Remarquable, mais incomplet
La Berge Olivier-Charbonneau, à la pointe est de l'île. La «carotte» des cyclistes qui empruntent le parcours depuis Saint-Vincent-de-Paul. (Photo: Martin Alarie)
Remarquable, mais incomplet
L'est de l'île à vélo
Sur la Vélo-carte de Laval serpentent quelques tracés roses: la portion ouest et une partie de l'axe nord-sud de la Route Verte, mais surtout le parcours bordant la pointe est de l'île Jésus, qui fait quelque 25 kilomètres, dont le tiers seulement est aménagé. Rose pour «remarquable». Qu'en est-il en réalité?
Difficile de partir du mauvais pied, quand on songe à la rivière des Prairies qui nous fera de l'œil sur la moitié du trajet, entre les saules des haltes qui ponctuent la berge. Et à l'extrémité de l'île, où les deux rivières qui baignent Laval se mélangent, où marais et sauvagine filent le parfait amour. Et aux champs cultivés, aux paysages bucoliques…
Moins rose
Mais il faut d'abord accéder au tracé rosé. Pour qui débute son itinéraire au centre de Laval, c'est quelques kilomètres de voies plus ou moins bien aménagées à abattre, susceptibles d'émousser l'enthousiasme avant même d'entamer la pièce de résistance.
Prenons l'axe Industriel comme point de départ. Jonction à la Route Verte direction sud, par le boulevard Saint-Martin. On quitte la piste à la rue de Chevillon, où on joue au chat et à la souris avec une piste à la signalisation discrète, jusqu'au boulevard Saint-Martin.

Le cycliste est alors traité aux petits oignons, dans un secteur achalandé ingénieusement traversé par une piste cinq étoiles.

Ce qui suit est moins rose. La carte indique d'ailleurs que la circulation y est difficile. Du boulevard des Laurentides à l'A-19, il suffirait pourtant de peu pour que le parcours soit acceptable et sécuritaire. On devine la signalisation peinte sur le bitume plus qu'on ne la voit. Des panneaux de signalisation et des bornes de construction obstruent le passage.

Après l'autoroute, la piste ne devient plus une préoccupation de tous les instants, et la transition se fait en douceur jusqu'au boulevard Lévesque, en contournant le Centre de la Nature.
Enfin!
On y est. Sauf entre l'avenue Bellevue, au seuil de Saint-Vincent-de-Paul, et la rue Canada, à Saint-François Sud, tout l'itinéraire proposé sur la Vélo-carte suit une route à deux voies non aménagée pour le cycliste. Malgré cela, la cohabitation avec l'automobile se fait aisément, sur le boulevard Lévesque comme sur le boulevard des Mille-Îles, au nord.
«C'est beau et les gens sont courtois», résume Daniel René de Cotret, un cycliste rencontré à la Berge Olivier-Charbonneau, magnifiquement aménagée à la pointe de l'île Jésus. Le résident de Terrebonne avait encore devant lui une dizaine de kilomètres à franchir sur le boulevard des Mille-Îles avant le retour à la maison, par le nouveau pont Sophie-Masson, équipé d'une piste multimode.

On peut pousser plus avant vers l'ouest, jusqu'au boulevard Sainte-Marie, en face de l'île Saint-Joseph. Le tracé rose s'arrête là. Une démarcation théorique qui ne se voit pas sur le terrain. On peut très bien abattre quelque 8 km supplémentaires pour boucler la boucle en rejoignant la Route Verte.
Le tour de l'île?
Le confort du circuit de l'est est toutefois précaire. Il suffit d'un autobus ou d'un véhicule plus large que la moyenne pour compliquer le partage de la chaussée et compromettre la sécurité des cyclistes.
Une question s'accroche à l'esprit alors que les mollets s'acharnent à faire tourner le pédalier: pourrait-on aménager, à peu de frais, une voie cyclable en continu dans cette portion qu'on qualifie de «remarquable»? Y a-t-il assez d'espace? Et si on ceinturait l'île entière?

Ces questions ne sont pas nouvelles. En fait foi un rapport de l'Association pour la conservation et l'aménagement plein air Laval (ACAPAL), réalisé au début des années 1980.

La Route Verte lavalloise, à l'époque, n'était qu'un rêve qui prendrait encore vingt ans à se concrétiser. Qu'à cela ne tienne: sur la carte du schéma d'aménagement du plein air à Laval, qui accompagne le rapport, c'est toute l'île qui est ceinte par des voies cyclables. Un idéal pas encore atteint aujourd'hui.
Pourrait-on aménager, à peu de frais, une voie cyclable en continu dans cette portion qu'on qualifie de «remarquable»?

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