Le public est invité à constater l'évolution des œuvres. Le vernissage aura lieu le dimanche 31 août, 14h
(Photo: Martin Alarie)
PHOTO DIGITALE Atelier213Daviault & AtelierDesRosiers
La pierre, source d’inspiration
Huit artistes, huit stations, huit propos sur l'art et la nature. Voilà ce que propose le premier Symposium de sculpture sur pierre de l'Atelier 213.
Avec Sur la route, Roger Heirman est parti du mythe de Jack Kéouac pour se ramasser dans le Grand Nord, dans un hommage aux nomades de toujours, qui possèdent tout leur monde dans leur sac à dos. Ici personnifié par un Inuit. «C'est la pierre qui décide du personnage qui y est caché.»
Du voyage à la dérive
Au centre des sculpteurs empoussiérés, Domenico Antonio Di Guglielmo a ramené une image nette de ses dernières escales, un symposium en Espagne, un autre en Égypte. Celle d'une œuvre intitulée Le Silence. «J'aborde toujours l'intégration de l'homme dans la nature. Là, j'exprime la relaxation ressentie, quand on entend le bruit de la mer, même dans ses vagues les plus agressives.»
À sa droite, Claude Des Rosiers témoigne avec sensibilité de l'équilibre précaire de la nature dans Les rescapés. «Je fais toujours des personnages. Là, des animaux et des humains se confondent sur un morceau de terrain à la dérive.»
Du héron à l'humain
Avec Héron prince des rivières, Carole Tremblay gruge le calcaire pour l'amener à une de ses pièces élancées qu'elle affectionne. «C'est ma plus grosse sculpture en carrière. Plus j'avance, plus j'apprends des autres et découvre les possibilités de la pierre.»
Plus loin, Sylvie Daviault poursuit son exploration du mouvement et du récit à l'aide de Tsunami. «Il y a cette pente qui rappelle une vague de surf, en plus du mélange de phénomènes atmosphériques et de formes géométriques qui influence ma démarche depuis toujours.»
Face à elle, Alain Pimparé présente ce qui pourrait être une planète ou l'œuf de la vie, une œuvre baptisée Métamorphose, car «Le monde entier [politique, écologique est en mutation.», alors que Susan Davy Hodgson conçoit patiemment Spring riva, une oeuvre inspirée des feuilles qui tombent et forment un rempart d'automne,
Penchée sur la matière, Louise Lemire unit deux mondes dans Tango, alors qu'une forme organique épouse un relief humain. Tel ses collègues, elle s'affaire à révéler ce secret caché sous les cœurs de pierre. Un secret que plusieurs nomment: l'art.