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Courrier Laval
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Moins de prévention, plus d'intervention

Les futurs pompiers auront une formation pratique au collégial

par Sophie Méley-Daoust
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Article mis en ligne le 29 août 2008 à 15:19
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Moins de prévention, plus d'intervention
Les futurs pompiers auront une formation pratique au collégial
Les étudiants débutant cet automne leur formation, revue et corrigée, en sécurité incendie au Cégep Montmorency pourront, pour une première année, suivre leurs cours dans des locaux attenants à l'Institut de protection contre les incendies du Québec (IPIQ). Dernière formalité en vue, l'annonce officielle du projet par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS).
«Tout le programme de sécurité incendie a été revu, du DEP à l'université, pour qu'il y ait une progression normale de l'enseignement qui réponde aux besoins du marché du travail», explique le directeur général du Service des incendies de Laval, Robert Séguin.

Cette nouvelle formation sera dorénavant axée sur l'intervention plutôt que la prévention. Les cours du collège donnés à proximité de l'IPIQ permettront donc aux étudiants de la cohorte 2008-2009 de conserver le côté pratique de leur formation ayant débuté par un diplôme d'études professionnelles (DEP) en intervention en sécurité incendie.

«L'ancienne formation au collégial ne correspondait plus à la réalité du milieu, confie M. Séguin. Là, les étudiants suivront une formation de pompiers en milieu urbain.»

«Quand on demandera aux étudiants un examen en fin de parcours sur l'ensemble des pratiques apprises, ils l'auront encore dans la peau», admet la présidente de la Commission scolaire de Laval (CSDL), Francine Charbonneau.
Quelques formalités
Même si le projet d'entente entre l'IPIQ et le cégep va bon train, le MELS, bien qu'il l'ait autorisé, ne l'a pas encore officialisé. «Nous n'avons pas de contrôle sur le moment où le MELS décidera de faire son annonce publique», indique le responsable des communications au Collège Montmorency, François Cauchy. «Il reste quelques ficelles à attacher, mais ça n'empêchera pas les jeunes de commencer l'école et ça n'empêchera pas le cégep d'aller de l'avant avec les installations», avoue de son côté Mme Charbonneau, ajoutant que «la paperasse ne va pas toujours à la même vitesse que la pratique.»

Au moment de mettre sous presse, aucun retour d'appel n'avait été reçu du Ministère.
Reste que cette année, 196 nouveaux étudiants feront leur entrée dans les locaux temporaires attenants à l'IPIQ afin de débuter leur formation collégiale. Quant aux locaux permanents, ils devraient être installés prochainement, mais la date n'est pas encore connue. «C'est sûr que ça ne sera pas dans dix ans, mais ça ne sera pas dans six mois non plus», explique M. Cauchy.

Quelques cours, comme ceux de la formation générale, tels le français et la philosophie, continueront d'être donnés au cégep. Les étudiants ayant déjà débuté leur formation collégiale en sécurité incendie devront poursuivre leurs cours au cégep.

M. Cauchy assure que les cours de prévention seront, malgré la restructuration, toujours présents au programme. «Le programme sera axé sur le combat d'incendie avancé, la prévention des incendies, les interventions en situation de crise et les interventions à titre de premier répondant», souligne-t-il.

Malgré le déplacement des cours du cégep Montmorency à proximité de l'IPIQ, M. Cauchy assure que les étudiants ne seront pas sélectionnés en fonction de l'endroit où ils ont suivi leur DEP, également donné à l'Académie des pompiers à Mirabel. «Il n'y a pas de directive pour favoriser les étudiants de l'IPIQ, c'est le dossier scolaire qui prime», jure M. Cauchy.
Marché du travail
La nouvelle formation n'aurait pas d'influence sur l'embauche selon Robert Séguin. Le nombre de postes offerts est toutefois appelé à augmenter en raison des départs à retraite, mais plus particulièrement des schémas de couverture du risque qui se veulent un outil de gestion des risques d'incendie et de prise de décisions pour les élus municipaux.
À Laval, l'élaboration d'un tel schéma a demandé de 2006 à 2010 l'embauche de 56 nouveaux pompiers. Quant aux départs à la retraite, ils ont permis l'arrivée de 80 pompiers depuis les cinq dernières années.

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