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Courrier Laval
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Laval se dote d'une équipe d'experts en développement durable

Nathalie Villeneuve par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 30 août 2008 à 20:49
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Laval se dote d'une équipe d'experts en développement durable
Le président du nouveau Conseil, Pierre Lapointe, directeur de l'INRS. Ce géologue de formation a développé une conscience environnementale lors de travaux dans l'Arctique canadien dans les années 1980. (Photo: Martin Alarie)
Laval se dote d'une équipe d'experts en développement durable
Laval annonçait lundi la création d'un nouveau Conseil aviseur de développement durable en milieu urbain, composé de 14 experts de différentes disciplines. Une initiative qui contribuera à redorer le blason environnemental de Laval, selon le président du nouveau Conseil, Pierre Lapointe.
Le spectre d'expertises offertes par l'équipe mise sur pied en deux mois par la Conférence régionale des élus de Laval (CRÉ), présidée par le maire Gilles Vaillancourt, est impressionnant.

Agronomie, ingénierie, médecine, urbanisme, génie, transport, gestion de l'environnement, gestion des matières résiduelles, chimie, cycle de vie des produits, traitement des eaux, développement durable, certification environnementale: les champs de compétence des membres forment une mosaïque à la mesure de la complexité de la problématique du développement durable en milieu urbain.
Mandat
Cette nouvelle ressource est désormais à la disposition de la Ville et des partenaires de la CRÉ, soit les institutions, associations et organismes qui forment la trame lavalloise. Le Conseil aviseur peut être consulté, émettre des avis ou des recommandations, susciter et proposer des projets ou assurer le suivi de dossiers environnementaux qui lui sont confiés par la CRÉ.
Parmi les problématiques qui seront abordées figurent la réduction des îlots de chaleur, la cohabitation du milieu bâti avec l'agriculture périurbaine, la protection de la ressource eau, la gestion des matières résiduelles, la foresterie urbaine et la réduction des impacts sur la santé humaine et environnementale liés aux changements climatiques.
Courage
Le président désigné de ce nouvel organe régional n'est pas un inconnu en sol lavallois. Directeur général de l'Institut de la recherche scientifique (INRS), Pierre Lapointe est le père de la Cité de la biotech à Laval. Il est également à l'origine du développement du Centre national de biologie expérimentale et a réalisé l'intégration de l'Institut Armand-Frappier à l'INRS.
«Ça prend du courage pour s'équiper d'une telle liste de spécialistes», a-t-il laissé tomber lundi, lors du dévoilement public de la composition du Conseil, qui se tenait au Cosmodôme. La compétence des membres du Conseil sera garante de la pertinence des décisions prises sous son éclairage, estime le nouveau président, qui compte organiser une première rencontre des membres incessamment.

Conscient de la complexité de la tâche associée au développement durable dans une grande ville comme Laval, M. Lapointe a fait valoir, lors d'un entretien en marge de la conférence de presse, que Ville de Laval ne mérite plus une mauvaise réputation en matière environnementale. «Beaucoup de choses ont changé. Il y a une volonté de la Ville.»

Plus tôt, Gilles Vaillancourt faisait également table rase du passé, lors de son allocution. Laval est doté «d'un cadre déjà bâti sur le modèle d'après-guerre, qui nous a bien servi, mais qui ne peut plus à lui seul affronter l'avenir».
Le CRE en marge
Emballée par la générosité des experts qui ont accepté promptement son invitation, la directrice de la CRÉ, Manon Caron, souligne l'indépendance du Conseil, dont les membres agiront à titre de bénévoles.
Un tel réseau d'experts était nécessaire, dit-elle. «Par exemple, on a été bailleur de fonds pour l'étude sur les biotopes [étude sur les îlots de chaleur initiée par le Conseil régional de l'environnement (CRE) de Laval]. Ça prend une stratégie bien précise pour s'attaquer à ce problème.»

Pourquoi, justement, ne pas avoir invité le CRE de Laval à faire partie du Conseil? «Nous y avons pensé, répond spontanément Mme Caron. Mais nous, on estime que le CRE doit garder son autonomie. C'est un conseil d'experts, pas un regroupement d'organismes.»

Au cours de ses douze années d'existence, le CRE a pourtant développé toutes les problématiques environnementales que le nouveau conseil compte examiner. «Pourquoi ne pas travailler avec les organismes du milieu qui ont une expertise?» demande le directeur du CRE de Laval, Guy Garand, qui note que plusieurs membres du Conseil aviseur, recrutés dans différents milieux, n'ont aucune connaissance de la réalité lavalloise.

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Jean-François Lepage

Commentaire mis en ligne le 2 septembre 2008
Le développement Durable est basé sur 3 aspects L'environnement, l'économique et AUSSI le Social. Alors pourquoi des experts en cette matière balai du revers de la main le CRE qui est regrouppement avant tout de citoyen et de citoyenne......Je suis dans l,incomprehension

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