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Alexandre Salameh mise sur la personnalité de son chef

Stéphane St-Amour par Stéphane St-Amour
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Article mis en ligne le 27 septembre 2008 à 12:58
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Alexandre Salameh mise sur la personnalité de son chef
Alexandre Salameh, candidat conservateur dans Alfred-Pellan. (Photo: Martin Alarie) Fichier: Alexandre Salameh
Alexandre Salameh mise sur la personnalité de son chef
Candidat conservateur dans Alfred-Pellan, Alexandre Salameh semble miser beaucoup sur la personnalité de son chef, Stephen Harper, pour ravir le comté au bloquiste Robert Carrier.
Quand on lui demande d'identifier les principaux enjeux pour la circonscription où il briguera les suffrages le 14 octobre prochain, M. Salameh observe un long silence, avant de détourner l'entrevue au profit des enjeux nationaux et du programme officiel du Parti conservateur.

Devant notre insistance, il esquive de nouveau la question, affirmant, cette fois, que la circonscription ne vit «aucun problème particulier». Tous les citoyens rencontrés depuis le début de la campagne n'en ont que pour les grands enjeux nationaux, un signe qui ne trompe pas, insistera-t-il. Quarante-huit heures plus tard, il soulignera, via l'envoi d'un courriel, «leur intérêt particulier pour les questions touchant la famille, la sécurité et surtout les aînés».

Or, le pouls des électeurs est «excessivement positif», enchaînait, en entrevue, le candidat d'origine libanaise établi au Québec depuis plus d'une vingtaine d'années.
Le leadership de Harper
La personnalité de Stephen Harper et le leadership qu'il déploie en font «le meilleur chef» pour diriger le pays, ajoute M. Salameh, et ce, «particulièrement dans la situation économique actuelle».
«Les gens sont satisfaits de la façon dont il a gouverné au cours des deux dernières années et demie; ils disent apprécier son ouverture [envers le Québec] et reconnaissent qu'il a livré ce qu'il a promis», mentionne Alexandre Salameh, un ingénieur de formation.

Face à l'engagement de son chef de retirer les troupes canadiennes de l'Afghanistan en 2011 (après que le gouvernement Harper eut prolongé de quatre ans la mission de combat, qui devait à l'origine prendre fin en février 2007, faut-il rappeler), le candidat conservateur dans Alfred-Pellan soutient que les citoyens y sont favorables, bien qu'ils comprennent toute l'importance de cette «mission de paix» et du «danger que représente le terrorisme», pour reprendre les mots de M. Salameh qui en est à sa première campagne électorale.
Jeunes contrevenants
Jeudi en fin d'après-midi, le Courrier Laval a joint à nouveau Alexandre Salameh pour le faire réagir sur le tollé qu'a soulevé, dans certains milieux, la loi sur les jeunes contrevenants, un engagement du Parti conservateur selon lequel des jeunes Canadiens de 14 ans, jugés coupables de crimes violents, pourraient écoper une peine d'emprisonnement à perpétuité.
Sitôt la question posée, M. Salameh a affirmé être pris par un «meeting d'affaires», promettant de rappeler dans les dix prochaines minutes, non sans avoir préalablement pris soin de s'informer, en vain, sur la nature des autres sujets sur lesquels l2 Courrier Laval voulait l'entendre.

Ce n'est que dix heures plus tard que M. Salameh s'est finalement manifesté via un courriel expédié en pleine nuit. «Quant à votre question, à savoir si j'étais d'accord avec la position du parti concernant les jeunes contrevenants, ma réponse est que je suis d'accord [...]».

Il étaye ensuite le bien-fondé de cet engagement fort controversé, soulignant qu'il vise à donner aux juges les outils dont ils ont besoin afin de garder les jeunes criminels dangereux en détention suffisamment longtemps pour les réhabiliter. Il précise aussi que cette politique ne suggère aucunement que les mineurs soient mis en prison avec des adultes, alors que les jeunes contrevenants continueraient d'être incarcérés dans des établissements pour adolescents jusqu'à l'âge de 20 ans, après quoi ils seraient envoyés dans une prison ou un pénitencier pour y purger le reste de leur peine.

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