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Pourquoi j’ai décidé de voter libéral

Article mis en ligne le 6 octobre 2008 à 10:23
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Pourquoi j’ai décidé de voter libéral
Deux ans et demi à peine après les dernières élections fédérales, les Canadiens sont à nouveau appelés aux urnes. À Laval-Les Îles, pour choisir notre député, nous avons d’une part, une candidate libérale expérimentée, qui a représenté la circonscription à Ottawa pendant les 12 dernières années et d’autre part, les candidats des trois autres principaux partis. Étant tous à leur première expérience de candidature, ils essaient de laisser leur marque et de convaincre les électeurs de leur donner leur vote.
Les messages des candidats sont présentés dans les pages du Courrier Laval du dimanche 21 septembre. Ainsi, une fois élu, le candidat du Bloc Québécois veillera, nous dit-on, à l’application de la Loi 101 dans le comté, une loi provinciale, qui, toutefois, n’entre pas dans la juridiction des fédéraux. Difficile à comprendre pourquoi le candidat s’engage à aller contre la mission principale du Bloc - qui est d’empêcher Ottawa de décider des enjeux québécois – en proposant justement que ce soit au niveau fédéral qu’un problème provincial se règle. Cette méconnaissance des compétences provinciales et fédérales et de la mission de son parti souligne sans aucun doute le manque d’expérience du candidat et nous fait douter de sa capacité à bien nous représenter à Ottawa.
Le même problème apparait dans le cas du candidat conservateur. En se vantant de ses 23 années de militantisme politique pour le Parti libéral, le candidat conservateur oublie d’ajouter qu’il a agi la plupart du temps en tant qu’employé, payé pour ses « services » par le bureau de Raymonde Folco à Laval-Les Iles. Le bureau de la députée libérale a d’ailleurs rémunéré, pendant plusieurs années, non seulement le travail de M. Evereklian, mais aussi celui de sa femme. À la lumière de cette clarification, le geste de ce dernier de passer aux conservateurs offre surtout l’image de l’opportunisme politique, le candidat cherchant avant tout une circonscription pour se faire élire et non pas une tribune pour affirmer les idées conservatrices. La preuve est faite d’ailleurs dans l’article du journal de dimanche. M. Evereklian explique son départ par son désaccord avec certaines idées libérales, désaccord qu’il a pourtant pris beaucoup de temps à réaliser! En présentant ses enjeux prioritaires comme candidat conservateur, M. Everklian promet d’assurer la protection des citoyens, en oubliant, après tant d’années de vie politique, que les problèmes de sécurité publique ne sont pas de compétence fédérale, et donc qu’il ne sera pas à lui d’intervenir. Ce n’est pas à lui non plus de jumeler Laval avec d’autres villes internationales, il pourra tout au plus saluer de telles initiatives venant de la part de la mairie. Il va sans dire que, en présentant comme priorités des enjeux qu’il ne pourra pas accomplir, il ne dit pas à ses électeurs comment il va vraiment les aider et ce qu’il va vraiment faire s’il était élu.
Finalement, la candidate néo-démocrate arrive elle-aussi à nous surprendre par la méconnaissance des enjeux. En parlant des programmes qu’elle désire développer pour les jeunes familles, elle prend comme modèle, pour les services de garde, les États-Unis! Mme El-Masri aurait-elle oublié que notre voisin du sud n’a pas des services universels de garde et, pire encore, qu’il représente un des pays où l’État offre le moins de services possibles aux moins bien nantis? Les États-Unis n’ont pas une assurance de santé universelle et l’État n’offre aucun congé de maternité payé. La mission socio-démocrate de son parti ne semble pas être complètement comprise par la candidate.
Après nous avoir fait la preuve de leur inexpérience, les candidats du Bloc Québécois, du Parti conservateur et du Parti néo-démocrate ne nous laissent qu’un seul vrai choix, soit celui de voter pour le Parti libéral et pour une candidate qui connaît ses dossiers. Raymonde Folco n’a peut-être pas frappé à toutes les portes des 90 000 électeurs du comté (aucun candidat ne l’a sûrement fait, d’ailleurs), mais elle a su, et elle saura encore représenter tous les membres de sa circonscription à Ottawa. Les 12 dernières années d’action concrète qu’elle a menée à Laval-Les Iles, en aidant les aînés ou les organisations non-gouvernementales, montrent son importante implication dans la vie de la communauté. De plus, elle représente le Parti libéral, le meilleur parti pour faire avancer les dossiers importants (l’environnement, le déficit budgétaire zéro, la culture, l’immigration), un parti d’expérience avec un programme rassembleur et convaincant. Tant que les autres partis ne choisissent pas des candidats profondément engagés auprès de la communauté et auprès des idées de leur parti, il sera difficile de convaincre les électeurs de la pertinence d’un changement dans la circonscription.



Stéphane Bilodeau

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