Jean-Pierre Bélisle, candidat conservateur dans Laval.
(Photo: Martin Alarie)
Jean-Pierre Bélilse plaide pour l'environnement
Candidat conservateur dans le comté de Laval
Candidat conservateur dans le comté de Laval, Jean-Pierre Bélisle se dépeint comme «un vrai vert».
Cet avocat spécialisé en droit de l'environnement rêve d'ailleurs pour la région d'un nouveau parc industriel qui serait exclusivement voué au développement des technologies environnementales. «Il n'existe aucun parc du genre nulle part au Canada», dit-il tout en faisant valoir les opportunités qui découleraient d'une telle grappe industrielle. À la manière de la Cité de la biotechnologie et de la santé humaine, ce parc doterait Laval d'un pôle d'excellence d'envergure internationale résolument tourné vers la nouvelle économie et créerait de la richesse et des emplois de qualité.
Il aimerait voir s'établir dans l'est de Laval - le centre de l'île où il fait campagne ne disposant pas des terrains nécessaires, précise-t-il - une masse critique d'entreprises qui investiraient dans la recherche, le développement et la commercialisation de technologies visant à accroître, entre autres, l'efficacité énergétique et la valorisation des déchets, question de réduire l'impact des activités humaines sur la planète.
Vie de parlementaire
Habitant depuis plus de dix ans à Saint-Joseph-du-Lac dans le comté de Deux-Montagnes, Jean-Pierre Bélilse rappelle avoir déjà vécu dans le comté, alors que ses parents avaient aménagé en 1965 dans la paroisse St-Claude, dans Laval-des-Rapides.
Mais il connaît surtout Laval pour avoir représenté la circonscription des Mille-Iles à l'Assemblée nationale sous le gouvernement Bourassa entre 1985 et 1994. «J'ai déjà fait mes preuves», dira-t-il en évoquant son passé de parlementaire. «Au total de ces neuf années, je me suis levé en chambre 588 fois pour défendre les intérêts des Québécois et de mes électeurs.»
Parmi les «plus belles batailles» auxquelles il a pris part, il souligne celle qui a mené en 1985 au dépôt d'une «pétition de 400 000 noms pour le pont dans l'est». Vingt ans plus tard, le gouvernement Charest adoptait un décret confirmant le prolongement de l'autoroute 25 et la construction du pont que réclamait l'administration municipale depuis les années 70.
«Les citoyens du comté de Laval méritent d'être représentés par la meilleure personne et non pas par un candidat de papier qui se cache derrière son chef; M. Ducceppe ne défendra pas les intérêts des gens du comté de Laval», lance M. Bélisle, en pointant la députée bloquiste sortante Nicole Demers qui représente la circonscription depuis juin 2004 à la Chambre des communes.
Pas des ogres
Jean-Pierre Bélisle attribue à la méconnaissance l'effet de recul, sur les intentions de vote des Québécois, qu'a provoqué la proposition de son chef, Stephen Harper, de renforcer la Loi sur les jeunes contrevenants. «C'est un dossier qui a été mal expliqué», reconnaît-il d'emblée.
Selon M. Bélisle, le but de l'exercice est d'inclure dans la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents le principe de la «protection de la société» et de sévir en fonction de la «gravité du crime» commis et d'une plus grande «responsabilisation des contrevenants».
Un Québécois de 16 ans (la loi s'applique à partir de 14 ans partout ailleurs au pays) reconnu coupable de meurtre s'exposerait à une peine d'emprisonnement à vie, selon les nouvelles dispositions que ferait adopter un gouvernement conservateur réélu. «Il ne s'agit pas ici d'un automatisme, mais d'une peine pouvant aller jusqu'à 25 ans. C'est la même chose pour le plafond fixé dans les cas d'assauts simples, graves et d'agressions sexuelles», précise Jean-Pierre Bélilse.
Il dénonce également au passage la «démagogie pure» du chef bloquiste qui prétendait que les conservateurs allaient donner aux «criminels endurcis de la chair fraîche», rappelant que les jeunes contrevenants continueraient d'être incarcérés dans des établissements pour adolescents jusqu'à l'âge de 20 ans, avant de prendre le chemin d'une prison ou un pénitencier pour y purger le reste de leur peine.
«Nous ne sommes pas ogres», a terminé le candidat Bélisle, ajoutant que son gouvernement avait déjà investi «16,1 millions de dollars dans la prévention du crime, dont 11,2 millions à la lutte contre les activités de gang de rue».