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Stephen Harper joue la carte du nationalisme

Dans un rassemblement partisan à Laval

Stéphane St-Amour par Stéphane St-Amour
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Article mis en ligne le 9 octobre 2008 à 8:44
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Stephen Harper joue la carte du nationalisme
Stephen Harper s'est adressé à une foule de quelque 400 partisans rassemblés, dont une vingtaine de candidats conservateurs qui brigueront les suffrages mardi prochain. (Photo: Jacques Pharand)
Stephen Harper joue la carte du nationalisme
Dans un rassemblement partisan à Laval
Alors que le Parti conservateur perd du terrain au Québec, son chef Stephen Harper a joué la carte du nationalisme dès les premiers instants d'un discours prononcé, lundi soir, devant quelque 400 partisans rassemblés dans une salle du Château Royal, à Laval.
Saluant la présence d'une vingtaine de candidats conservateurs de la grande région métropolitaine, le premier ministre les a présentés comme de «fiers nationalistes» résolus à «renforcer la place du Québec au sein du Canada».

Quelques instants plus tôt, le candidat conservateur en lice dans Laval-Les Îles, Agop Evereklian, avait dépeint, à la foule, son chef comme «un homme de parole et de droiture exemplaire». Un portrait aux antipodes de celui qu'en faisait, la veille, le chef bloquiste, qui qualifiait Stephen Harper de «menteur» et de «tricheur», en référant notamment à un discours du leader conservateur, prononcé aux Communes en 2003, en faveur d'une participation canadienne à la guerre en Irak, lequel discours reprenait de larges extraits de l'allocution de John Howard, alors premier ministre australien.
Harper répond à Duceppe
Un peu plus tard, le chef conservateur a cherché à minimiser l'impact des mots durs que Gilles Duceppe avait tenu à son endroit, la veille, devant plus de 2000 militants à Saint-Hyacinthe.
«Le chef du Bloc veut me démoniser», a-t-il dit, laissant entendre que les Québécois sont «tannés de ces attaques personnelles et d'être exclus du gouvernement».

En réponse aux attaques de son vis-à-vis bloquiste qui le qualifie d'idéologue rétrograde, Stephen Harper a également déclaré que son «programme n'est pas un programme de droite, mais un programme axé sur les familles, le développement des régions et la stabilité, pendant cette période d'incertitude économique».

Se réclamant de la lignée de George-Étienne Cartier, ce père de la Confédération canadienne qui reconnaissait aux provinces des champs de compétence exclusifs, M. Harper a mentionné que seul son parti pratique le «fédéralisme d'ouverture» qui s'est traduit, au Québec, par le versement «de près de 5 milliards de dollars» pour compenser le déséquilibre fiscal.

Cela dit, il a fait valoir que «voter Bloc, c'est envoyer à Ottawa un député qui va rester dans les corridors», rappelant aux électeurs qu'ils avaient le pouvoir d'asseoir «à la table où se prennent les décisions» des membres de la nation québécoise, dont il dit avoir besoin dans son gouvernement.
Économie
Quant à la question de l'heure en lien avec l'onde de choc que la crise financière américaine provoque aux quatre coins de la planète, le chef conservateur a insisté pour dire que le «Bloc n'a pas de plan, ni aucune vision pour vous aider à protéger vos revenus, vos épargnes, vos emplois», se gardant bien, toutefois, de proposer un plan de mesures pour faire face à la menace d'une récession et d'un effondrement du marché boursier.
«Ce que le chef du Bloc vous demande, c'est un mandat de grève», a-t-il ironisé en évoquant le passé de négociateur de Duceppe à la CSN.

Fier de souligner que sous son règne, le pays a maintenu le plus bas taux de chômage en 30 ans, le plus bas taux de taxation et d'imposition en près de 40 ans et réduit la dette nationale de 40 milliards de dollars en moins de trois ans, Stephen Harper s'est engagé à continuer de baisser le fardeau fiscal des petites entreprises. «Au lieu de la taxe sur le carbone des libéraux, qui va faire augmenter les prix, nous, on va aider les camionneurs et les entreprises du transport en baissant la taxe sur le diésel.»

Enfin, conscient de la tendance à la baisse de ses appuis au Québec, Harper a terminé son discours en interpellant ainsi ses partisans:«Il nous reste une semaine pour convaincre nos parents, nos amis, nos collègues, nos voisins, qu'en cette période d'incertitude économique mondiale, seul le Parti conservateur a un programme économique réaliste». Ce programme dont il parle se résume, en fait, à un plan de dépenses prudent et serré, alors que les promesses de l'opposition auraient pour effet de hausser le fardeau fiscal et les dépenses publiques, affirme-t-il.

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