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«C'est comme choisir entre la peste et le choléra»

Serge Ménard n'a pas de préférence entre un gouvernement libéral ou conservateur

par Hugo Morissette
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Article mis en ligne le 11 octobre 2008 à 5:05
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«C'est comme choisir entre la peste et le choléra»
Le candidat bloquiste dans Marc-Aurèle-Fortin, Serge Ménard. (Photo: Martin Alarie)
«C'est comme choisir entre la peste et le choléra»
Serge Ménard n'a pas de préférence entre un gouvernement libéral ou conservateur
Même si les libéraux grimpent dans les sondages au pays et que le Bloc a plus que jamais la cote au Québec, le député sortant dans Marc-Aurèle-Fortin, Serge Ménard, croit toujours que les électeurs doivent tout faire pour éviter l'élection d'un gouvernement majoritaire conservateur.
Questionné à savoir si, pour le Bloc québécois, il était préférable que les électeurs choisissent un gouvernement minoritaire libéral ou bien conservateur, Serge Ménard ne fait pas dans la dentelle.

«C'est comme choisir entre la peste et le choléra, image-t-il. L'important, c'est que le gouvernement soit minoritaire. Je crois que les Québécois commencent à réaliser les vertus d'un tel gouvernement pour eux.»

Rencontré au lendemain de la déclaration de Stephen Harper, qui avait affirmé, sur une chaîne de télévision anglophone, que la situation était favorable pour dénicher des aubaines à la bourse, M. Ménard s'expliquait encore très mal cette attitude du chef conservateur qui, selon lui, refuse d'admettre que la situation est inquiétante.

«Je ne le comprends pas. C'est un réel manque de sensibilité envers les gens qui sont touchés par la crise. Les deux grands partis ne font que nous parler du passé, alors que la crise aura un impact majeur sur l'avenir. Il faut se rappeler que l'économie canadienne repose en grande partie sur les exportations. Le secteur manufacturier risque des impacts très négatifs. Il faut mettre en place un plan pour remplacer les emplois qui seront perdus.»

Pour Serge Ménard, des investissements qui créeront rapidement des emplois s'avèrent nécessaires.

En guise d'exemple, il souligne les surplus à la Société d'hypothèques et de logement (SCHL), qui se chiffrent à environ sept milliards de dollars, des fonds qui pourraient s'avérer bien utiles aux logements sociaux.

«Et la construction de ces logements pourra stimuler l'économie en générant de l'emploi dans le domaine de la construction», explique-t-il.
Transport en commun
Outre les besoins en logements abordables, Serge Ménard cite quelques situations problématiques à régler dans sa circonscription, notamment au niveau du transport en commun.
«On tente de diminuer les gaz à effet de serre, mais on ne se donne pas les moyens, lance-t-il. Le train de banlieue n'offre pas assez de service. Ça va prendre davantage de passages de trains, si on veut que les gens soient bien desservis.»

Avocat-criminaliste de 1968 à 1994, Serge Ménard est député à la Chambre des communes depuis 2004, où il se fait notamment valoir en tant que porte-parole de son parti en matière de Sécurité publique et de Protection civile. Par le passé, il était l'une des têtes d'affiche du Parti québécois, lui qui a assumé, entre autres, les fonctions de ministre de la Sécurité publique, des Transports et de la Justice à l'Assemblée nationale. C'est de 1993 à 2003 qu'il a agi comme député de la circonscription Laval-des-Rapides.

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