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La qualité de l'air en progression à Laval

Impossible de parler de tendance, dit un spécialiste

Nathalie Villeneuve par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 18 octobre 2008 à 6:34
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La qualité de l'air en progression à Laval
L'unique station d'échantillonnage du réseau de surveillance de la qualité de l'air à Laval est située sur le boulevard Pie X, près de l'aréna de Chomedey. (Photo: Martin Alarie)
La qualité de l'air en progression à Laval
Impossible de parler de tendance, dit un spécialiste
Depuis 2005, l'air que respirent les Lavallois est plus sain. Une tendance lourde? Impossible de le savoir, répond un météorologiste et spécialiste de la qualité de l'air, qui rappelle que ce qui entre dans nos poumons est fortement corrélé aux conditions météo.
Au cours des trois dernières années, la proportion de journées où la qualité de l'air a été jugée bonne a augmenté de 14 %, en passant de 47 % à 61 %. Lorsqu'on combine les journées où l'indice de la qualité de l'air est classé «bon» ou «acceptable», la proportion passe de 91 % en 2005, à 95 % en 2007.

Ces données sont compilées par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), dans le cadre du Réseau de surveillance de la qualité de l'air du Québec. Elles proviennent de l'unique station lavalloise située sur le boulevard Pie X, à Chomedey.

À la demande du Courrier Laval, le MDDEP a fourni des données qui montrent que la tendance s'est maintenue pour les mois de janvier à août, cette année: 98 % des échantillons d'air pris sur le territoire lavallois, sur une base quotidienne, ont révélé un indice de qualité bon ou acceptable.
Impossible de conclure
La tendance positive observée à Laval prévaut également dans tous les secteurs de Montréal. «On ne peut pas dire que les conditions de la qualité de l'air se sont nécessairement améliorées», insiste Jacques Rousseau, météorologiste et spécialiste de la qualité de l'air à Environnement Canada.
«Il y a des variations énormes, d'une année à l'autre. Il faut regarder la grande tendance sur le long terme, sur plusieurs années.» Les trois ou quatre dernières années ne suffisent pas, assure-t-il. Un grand nombre de journées chaudes et humides en été sont suffisantes pour renverser la vapeur, indique le spécialiste.
Ozone et particules
Il note cependant qu'une réelle diminution des concentrations d'ozone dans l'air se profile dans l'ensemble du Canada, grâce à des réglementations sur la performance des véhicules et leur inspection, notamment en Colombie-Britannique.

L'ozone provient essentiellement du transport, par temps chaud, précise M. Rousseau. Il est issu d'une réaction photochimique qui nécessite du soleil. C'est pourquoi il constitue un problème estival.

Du côté des particules fines retrouvées dans l'atmosphère, il est encore impossible de dégager un portrait de la situation. «Elles ne sont mesurées que depuis environ 15 ans et la technologie [relative à leur mesure] a évolué. Il est difficile d'avoir une banque de données fiable.»

Les instruments de mesure actuels permettent de détecter des particules de moins de 2,5 microns, capables de se loger profondément dans les poumons et y rester. Ces poussières sont principalement issues du chauffage au bois, en hiver. Les statistiques du Réseau de surveillance québécois démontrent clairement, à Laval comme ailleurs, un déclin dans la qualité de l'air les mois d'hiver.
À Montréal
Comparativement à 2005, Montréal a connu, en 2007, 12,5 % plus de journées assorties d'un indice de qualité de l'air jugé bon. Fait à noter, les valeurs journalières de l'indice sont également en hausse dans l'est de Montréal, un secteur historiquement incommodé par l'industrie pétrochimique.
La Ville de Montréal a profité du dévoilement récent des statistiques de son réseau de surveillance pour souligner ses efforts effectués dans le sens de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

La Communauté métropolitaine de Montréal, dont le réseau de surveillance est fusionné au réseau québécois, a le mandat exclusif de contrôler les émissions atmosphériques sur son territoire.

À Laval, on réagit avec circonspection aux résultats des dernières années. «On ne peut pas établir une tendance avec une seule station», dit Gilles Benoit, chef de division au Service de l'environnement de Ville de Laval.

Le fait qu'une bonne performance de l'indice soit enregistrée dans tous les secteurs de Montréal est toutefois un signe encourageant pour la région, concède-t-il.
> La qualité de l'air, en chiffres
Indice quotidien à Laval:

> 47% cotés «bon» en 2005

> 56% en 2006

> 61% en 2007

> 43,5% de janvier à août 2008

La proportion de valeurs journalières cotées «bon» ou «acceptable» est passée de 91% à 98% entre 2005 et 2008 (janvier à août).

Montréal:

28% «bon» en 2005

35% en 2006

40% en 2007

Les régions de Lanaudière et Laurentides n'enregistrent pas de telles tendances à la hausse.
Source: ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs. Suivant les stations, des combinaisons différentes de mesures d'ozone, de particules fines, de dioxyde de soufre, de dioxyde d'azote et de monoxyde de carbone constituent l'indice.

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