L'île aux Vache (à gauche) et Saint-Joseph (à droite), ainsi que l'île Saint-Pierre, sont au centre de la lutte de l'organisme Sauvons nos trois grandes îles.
(Photo: Martin Alarie)
Des élèves de l'École d'éducation internationale mettent l'épaule à la roue
Sauvegarde des îles Saint-Joseph, Saint-Pierre et aux Vaches
Les jeunes impliqués dans le comité environnement de l'École d'éducation internationale de Laval ont donné un sérieux coup de pouce à l'organisme Sauvons nos trois grandes îles, en recueillant quelque 1000 signatures pour une pétition qui sera déposée, à l'Assemblée nationale, le 11 novembre.
Le travail de sollicitation a été effectué par les mêmes jeunes qui se démènent depuis deux ans pour la protection d'un milieu humide derrière leur école, située à Chomedey. Cette fois, ils ont épousé la cause de «Sauvons nos trois grandes îles», à l'instar d'un professeur de sciences de l'établissement, membre de l'organisme.
«Claude Blais a fait un travail incroyable avec les jeunes de l'école. C'est admirable, de voir l'implication de jeunes dans un projet social», commente Huguette Larochelle, administratrice de l'organisme voué à la sauvegarde de trois îles de la rivière des Mille Îles, menacées par le développement.
À Québec
La veille du dépôt de la pétition à Québec, le 11 novembre, l'organisme annoncera, en conférence de presse, le nombre total de signatures recueillies et présentera un projet de mise en valeur des îles Saint-Joseph, Saint-Pierre et aux Vaches, confie Mme Larochelle.
L'organisme déploie de plus en plus d'énergie vers ce projet, et vise à contrecarrer au moins temporairement la construction, confirme Claude Blais.
Sur le site du groupe, il est d'ailleurs souligné que la pétition se poursuivra après le 11 novembre, «jusqu'à ce que l'Assemblée nationale ait accepté de décréter un moratoire sur tous les projets de développement touchant l'une ou l'autre de ces trois îles».
La lutte se poursuit
Depuis la création de l'organisme «Sauvons nos trois grandes îles», en janvier 2008, une douzaine de membres permanents poursuivent une lutte entamée en 2006 par une poignée de citoyens.
À l'origine de la saga: un règlement passé par Ville de Laval donnant le feu vert au développement dans 131 zones du territoire lavallois, y compris les trois grandes îles de la rivière des Mille Îles.
La façon de procéder de la municipalité, jugée antidémocratique par le groupe de citoyens, a été examinée en août dernier par le ministère des Affaires municipales et des Régions. Le rapport produit faisait état de graves irrégularités.