Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Courrier Laval
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Pleins feux sur l'économie sociale et le crédit communautaire

Sous le thème de l'entrepreneuriat solidaire

Stéphane St-Amour par Stéphane St-Amour
Voir tous les articles de Stéphane St-Amour
Article mis en ligne le 28 octobre 2008 à 10:07
Soyez le premier à commenter cet article
Pleins feux sur l'économie sociale et le crédit communautaire
Abder Izirri, président du Réseau québécois du crédit communautaire (RQCC) et coordonnateur de la Société communautaire lavalloise d'emprunt (SOCLE). (Photo: Martin Alarie)
Pleins feux sur l'économie sociale et le crédit communautaire
Sous le thème de l'entrepreneuriat solidaire
Il semblerait que les entreprises liées à l'économie sociale constitueraient le meilleur placement possible en matière de capital de risque.
C'est du moins ce qu'affirme Abder Izirri, président du Réseau québécois du crédit communautaire (RQCC) et coordonnateur de la Société communautaire lavalloise d'emprunt (SOCLE). «Avec un taux cumulatif de remboursement à hauteur de 92 %, le capital de risque du crédit communautaire est le plus sûr qui soit», confiait-il lors de la première Journée des entrepreneurs du crédit communautaire et de l'économie sociale, dont Laval était hôte au début du mois.
De la grande visite
Un événement qui fut rehaussé en prestige par la présence du directeur de l’Unité de finance inclusive pour le Fonds d’équipement de l'Organisation des Nations Unies, Henri Dommel, et d'un dirigeant de la Grameen Foundation des États-Unis, Nigel Biggar.

Incidemment, le fondateur bangladais de la Grameen Bank, surnommé le banquier des pauvres, a été honoré du Prix Nobel de la paix en 2006 pour avoir mis sur pied cette première institution de microcrédit.

Notons également la présence d'une délégation en provenance du Honduras, qui s'est mêlée aux 350 participants de ce grand happening du crédit communautaire qui se déroulait sous le thème de l'entrepreneuriat solidaire.
Modèle québécois
M. Izirri se réjouissait notamment de la présence de M. Dommel à Laval, qu'il interprétait d'ailleurs comme une première reconnaissance par l'ONU de l'organisation du crédit communautaire en pays industrialisé. En ces temps de grande turbulence mondiale où le crédit risque de se faire de plus en plus rarissime, cette structure parallèle pourrait bien prendre de l'ampleur, estime M. Abder Izirri.
«Notre approche est centrée sur la personne et reconnaît la compétence des entrepreneurs qui sont exclus du système bancaire traditionnel», explique-t-il. On a qu'à penser aux personnes à faible revenu, prestataires de l'assurance-emploi ou de l'assistance sociale, chefs de famille monoparentale, immigrants récents et aux minorités visibles. «Là où plusieurs voient un risque, nous y voyons un potentiel de capital humain», mentionne le président du Réseau québécois du crédit communautaire.

Au Québec, la capitalisation se chiffrait au cours du dernier exercice financier à 3,1 millions de dollars. «Cet argent qui provient de la communauté sert uniquement à aider et financer les promoteurs dans leur projet d'entreprise», insiste le principal intéressé, soulignant que les frais de fonctionnement du RQCC et des 23 organismes qu'il chapeaute sont couverts par une contribution de 2,2 M$ que lui verse le ministère du Développement économique, de l'Exportation et de l'Innovation (MDEIE).

Les bâilleurs de fonds du réseau sont autant des donateurs que des prêteurs qui favorisent une forme d'investissement solidaire et responsable, explique-t-on.

Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, n'avait que de bons mots pour cette organisation issue de la communauté:«Les entreprises du crédit communautaire et de l’économie sociale cristallisent les valeurs de solidarité sociale et d’altruisme qui animent la société québécoise. Elles contribuent à l’édification d’une économie plus humaine, une économie au service des citoyens.»
Poids économique
Déplorant que ces entreprises soient trop souvent privées des feux de la rampe, le ministre Hamad a tenu à souligner le poids qu'elles représentaient dans l'économie québécoise.
«À elles seules, les entreprises d’économie sociale génèrent 65 028 emplois dans quelque 6 250 entreprises, à savoir plus de 2300 coopératives et près de 4000 organismes à but non lucratif. Plus encore, elles enregistrent un chiffre d’affaires dépassant les 4,3 milliards.».

Pour le Centre local de développement de Laval, l’économie sociale constitue un intérêt tout aussi majeur, a fait part son président Robert Lefebvre, qui dépeint le CLD comme «un intervenant essentiel au démarrage et au soutien des initiatives liées à ce secteur-clé de notre développement économique et social».

Il en donne pour preuve la création d'un fonds pour soutenir les entreprises oeuvrant dans cette sphère d’activité.

«Au cours de la dernière année, le Fonds d’économie sociale du CLD de Laval a consenti environ 300 000 dollars à des entreprises de la région, pour des investissements directs de plus de trois millions, tout en permettant la création et le maintien de plus de 30 emplois».

À Laval, ce secteur emploie 450 permanents, génère un chiffre d’affaires de 14,5 M$ en plus d'offrir, bon an mal an, des opportunités de travail à une centaine de participants occasionnels, a terminé M. Lefebvre.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Avez-vous déménagé ou aidé un proche à le faire le 1er juillet dernier?
  • Oui
  • Non

Liens