Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Courrier Laval
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Projet de mise en réserve pour les trois grandes îles de l'archipel de Saint-François

Les députés libéraux de la région se mouillent

Stéphane St-Amour par Stéphane St-Amour
Voir tous les articles de Stéphane St-Amour
Article mis en ligne le 4 novembre 2008 à 14:48
Réagissez à cet article
Projet de mise en réserve pour les trois grandes îles de l'archipel de Saint-François
Sur le pont menant à l'île Saint-Joseph, hier soir, dans l'ordre habituel: le député de Vimont Vincent Auclair, la présidente d'Éco-Nature, Denise Filiatreault, une administratrice de l'organisme «Sauvons nos trois grandes îles», Huguette Larochelle, le biologiste, directeur général intérimaire d'Éco-Nature et membre consultatif de «Sauvons nos trois grandes îles», Robert Bisson, Pierre Hupin, administrateur au conseil de «Sauvons nos trois grandes îles», et le député de Laval-des-Rapides, Alain Paquet. (Photo: Martin Alarie)
Projet de mise en réserve pour les trois grandes îles de l'archipel de Saint-François
Les députés libéraux de la région se mouillent
Moins de 48 heures avant le possible déclenchement d'élections provinciales, lequel semblerait inévitable, les cinq députés libéraux de Laval ont émis, hier, le souhait que soit décrétée une mise en réserve des trois grandes îles de l'archipel de Saint-François baignées par les eaux de la rivière des Mille Iles, ce qui protégerait les îles Saint-Joseph, Saint-Pierre et aux Vaches de tout développement résidentiel d'ici les deux prochaines années.
Le député de Laval-des-Rapides, Alain Paquet, refuse de parler d'une annonce à saveur électoraliste. «Ce n'est pas une promesse électorale, c'est un engagement ferme de notre part d'analyser avec toute la rigueur nécessaire la viabilité d'un projet de développement récréo-touristique pour ces îles», réagissait-il, hier en fin de journée, lors d'un point de presse tenu sur le pont reliant l'île Saint-Joseph à la terre ferme.
Triomphe modeste
Électoraliste ou pas, cette annonce avait un goût de victoire pour Huguette Larochelle et ses amis de l'organisme «Sauvons nos trois grandes îles», qui se battent bec et ongles depuis un an contre un projet de développement domiciliaire de 78 maisons dans l'île Saint-Joseph.
«Nous sommes très heureux de cette ouverture et de voir que nos députés croient en notre projet de parc naturel», a déclaré modestement Mme Larochelle, qui était de la rencontre, hier soir. Se gardant bien de pavoiser, elle a eu une pensée et de bons mots pour ces nombreux bénévoles qui ont rallié à leur cause 25 000 signataires au cours des derniers mois. «Ils ont grandement contribué à éveiller la population à la beauté et à la richesse des trois îles», a-t-elle signifié.

Pour sa part, le député de Vimont, Vincent Auclair, a souligné l'importance que représente ce premier geste posé par lui et ses collègues lavallois à l'Assemblée nationale. «Cette mise en réserve nous permettrait de travailler en collaboration avec toute la population ainsi que les groupes environnementaux pour définir le type de projet qui doit être mis de l'avant sur ces îles et mieux planifier leur mise en valeur.»

À cet égard, Alain Paquet reconnaît d'emblée tout le travail réalisé en amont par l'organisme «Sauvons nos trois grandes îles» qui, incidemment, est à mettre la dernière main à un plan de protection, de mise en valeur et d'accessibilité aux 10 kilomètres de rives bordant ce chapelet d'îles dans l'est de l'île Jésus.
Éco-Nature se réjouit
Du côté d'Éco-Nature, la présidente, Denise Filiatreault, saluait cette annonce «dont tous se réjouissent et qui s'inscrit dans le grand projet récréotouristique de la Route bleue», rappelant que la vocation de son organisme est de sauvegarder les îles de la rivière des Mille Iles. «Ça nous donne un répit pour au moins deux ans», a-t-elle ajouté.
Biologiste de formation, le directeur général par intérim d'Éco-Nature, Robert Bisson, abondait dans le même sens, soulignant la fragilité des nombreuses espèces floristiques et fauniques aux abords des trois grandes îles dont «la grande vedette est la tortue géographique qu'il faut protéger».

Ce grand amant de la nature n'exclut pas pour autant un possible développement écotouristique, en autant que cela soit fait avec intelligence, en respect et en harmonie avec l'environnement, a-t-il fait valoir.

Malgré son absence, la ministre responsable de la région, Michelle Courchesne, a laissé savoir par voie de communiqué que «ces îles constituent un territoire vert au centre d'importants développements urbains» et que conséquemment, «il est important de procéder à un exercice rigoureux d'analyse et de planification des conséquences qu'aurait une augmentation de l'activité sur ces terrains».

Quant au député de la circonscription des Mille-Iles, au coeur de laquelle trônent les trois grandes îles, Maurice Clermont, qui brillait également par son absence, ne s'est pas prononcé personnellement sur la chose.
La Ville favorable
L'administration municipale a rapidement réagi à cet engagement ferme des cinq députés libéraux de protéger les îles de l'archipel Saint-François de tout développement pour les deux prochaines années.

Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, s'est dit d'accord avec la position visant à ce que le gouvernement décrète une réserve de deux ans sur les îles Saint-Joseph, Saint-Pierre et aux Vaches.

«Cette démarche mérite d'être explorée puisqu'elle permettra à chacune des parties au dossier d'exprimer les orientations qu'elles privilégient pour le futur de ces îles», a indiqué M. Vaillancourt, reconnaissant que «ces grands espaces naturels sont beaucoup plus de compétence provinciale, quand il s'agit de leur avenir au sein du grand espace métropolitain que constitue la région de Montréal».

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Guy Garand, Directeur Général du CRE de Laval

Commentaire mis en ligne le 4 novembre 2008
Bonjour M. St-Amour,

Je trouve cette annonce formidable et je félicite le comité Sauvons nos trois grandes îles, toutes les citoyennes et citoyens qui ont travaillé ardemment à sensibiliser la population à la protection et la conservation de l'archipel de Saint-François.

Mais, il est regrettable que les citoyennes et les citoyens soient toujours obligés de se mobiliser pour assurer la protection, la conservation et la mise en valeur des milieux naturels au Québec. Les citoyennes et les citoyens portent ces projets à bout de bras et subissent régulièrement des pressions des promoteurs et des développeurs et ils sont sujet à des poursuites.

Il est grandement temps que le gouvernement du Québec assume ses responsabilités en matières de protection, de conservation et de mise en valeur des milieux naturels.

Alors quand les députés de Laval vont-ils intervenir pour que cesse le massacre des milieux humides. Que prévoient-ils faire pour sauver les 187 hectares du bois de l'Équerre, un grand bois urbain très fréquenté par la population et qu'un comité de citoyens défend ardemment depuis plus de 10 ans?


Il en va de la biodiversité à Laval et du sud du Québec.

Salutations distinguées.

Chez nos voisins


La question du net

  • Avez-vous déménagé ou aidé un proche à le faire le 1er juillet dernier?
  • Oui
  • Non

Liens