Une amende de 15 $ a été donnée à cette piétonne qui n'a pas respecté le code de la route. (Photo: Martin Alarie)
Après l'information, la répression
Station Montmorency
Depuis le début de la semaine, la police de Laval distribue des amendes aux piétons qui ne traversent pas au bon endroit, et aux automobilistes qui ne respectent pas le Code de la route imposé aux abords de la station Montmorency.
L'opération, plutôt insolite, a été planifiée en deux temps. La phase de prévention d'abord, durant laquelle des billets de courtoisie ont été distribués aux passants et aux étudiants à l'entrée du collège Montmorency. Puis la phase de sanctions, qui a débuté lundi. «Nous voulons corriger les comportements téméraires et inconscients des piétons qui ne font pas assez attention en traversant le boulevard de l'Avenir et qui se mettent en danger», insiste le porte-parole de la police de Laval, le sergent François Dumais. Mais les automobilistes sont également ciblés. «Nous constatons beaucoup trop d'excès de vitesse -- elle est limitée à 50 km/h dans ce secteur -- et un manque de respect flagrant des arrêts obligatoires», poursuit-il. Les agents de police vont donc renforcer les contrôles et délivrer plus de sanctions qu'à l'accoutumée, à toute heure de la journée ou de la nuit, au cours des deux prochaines semaines, à raison de 15$ par amende pour les piétons négligents.
En cause: le métro
Depuis l'arrivée du métro à Laval, le 28 avril 2007, la ligne orange s'est allongée de trois stations en provenance de Montréal jusqu'au collège Montmorency. «Il y a de plus en plus d'affluence», précise M. Dumais, donc de plus en plus de comportements dangereux et de risques d'accident. «C'est vraiment ce qui nous oblige, aujourd'hui, à mener ce genre d'opérations de sensibilisation. Ce que nous voulons, c'est davantage de courtoisie entre les différents usagers de la route et plus d'harmonie aux abords du collège». Impossible de savoir combien de billets de courtoisie ont été dressés aux contrevenants jusqu'à présent, car, selon la police, ça ne fait que commencer. La campagne de sensibilisation devrait se poursuivre jusqu'en décembre.
Michel Trahan
Commentaire mis en ligne le 13 novembre 2008Drôle de priorité, j’aurais cru que les gangs de rue et les autres problèmes de violence dans notre ville auraient été plus important... mais c’est vrai que c’est bien plus simple d’arrêter un piéton.
Ho well, bonne chance à nos policiers. Ils n’ont pas la tâche facile et ils ne manquent surtout pas travail... Si leur présence peut faire ralentir le trafique et conscientiser le publique sur le fait que les limites de vitesse sont là pour être respecter... peut être que ce nouveau respect pour la loi ce diffusera dans d’autre aspect de nos vie.