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L'avenir de la planète confié aux jeunes

Forum des jeunes en science

Nathalie Villeneuve par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 15 novembre 2008 à 9:48
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L'avenir de la planète confié aux jeunes
Julie Potvin-Barakatt, étudiante au deuxième cycle en traitement de l'eau, une des spécialistes de l'atelier «Habitat de l'avenir». (Photo: Martin Alarie)
L'avenir de la planète confié aux jeunes
Forum des jeunes en science
Mardi, 360 jeunes de l'École d'éducation internationale de Laval et du Collège Mont-Saint-Louis se sont vu confier la mission de trouver des pistes de solutions durables pour un monde plus respectueux de l'environnement, dans le cadre du Forum des jeunes en science.
«Ça faisait longtemps que le thème "Science et citoyenneté" me tentait, explique le responsable du Forum des jeunes en sciences, Gilles Lalonde. Un événement qu'il qualifie lui-même de «petit frère» du Forum international sciences et société, qui se tient ce week-end au Collège.

Contrairement aux années précédentes, le Forum des jeunes en science ne reprend pas simplement le thème de son «grand frère», qui réfléchit, depuis vendredi, à l'«Évolution».
Propositions aux élus
Les jeunes ont plutôt été invités à concentrer leurs énergies, le temps d'une journée, sur l'idée maîtresse: «Science et citoyenneté, clé d'avenir pour notre monde».

«Je voulais que les jeunes puissent faire des propositions aux élus», dit M. Lalonde. Pour y arriver, les jeunes se sont séparé en huit groupes: consommation responsable, énergie, conservation et gestion des milieux naturels, gestion des déchets, transports, eau, aménagement urbain et îlots de chaleur, habitat de l'avenir.

Huit ateliers distincts, donnés par 25 chercheurs et experts. Huit occasions, pour les jeunes participants, d'échanger librement avec les conférenciers, selon la formule des cafés scientifiques, développée au Québec dans le cadre des Bars des sciences, dont certains sont animés par le journaliste scientifique Yannick Villedieu.

En après-midi, chaque groupe se livrait à un exercice de synthèse. Une plénière, en fin de journée, permettait de dégager des ébauches de projets imaginés par les étudiants, en lien avec l'atelier du matin.

Les projets développés seront colligés sur le site web de Droit de Cité, pour constituer une première banque d'idées à mettre en application à l'école ou dans un autre milieu de la communauté.
La maison de l'avenir
Afin de saisir l'essence de la formule des cafés scientifiques, le Courrier Laval a assisté à l'atelier «Habitat de l'avenir», mardi matin.
Julie Potvin-Barakatt, biologiste de l'Institut Armand-Frappier, étudiante de deuxième cycle en traitement de l'eau, a suggéré une habitation pourvue de deux réservoirs - un alimenté par l'aqueduc, pour la consommation, et l'autre par l'eau de pluie, pour les autres usages - afin de réduire la consommation d'eau potable.

Patrick Ranger, spécialiste de l'éco-construction chez synAIRgis, a plaidé pour des équipements de chauffage écoénergétiques, une fenestration plein sud et une isolation optimale, pour parer aux rigueurs de l'hiver québécois.

C'est toutefois le projet personnel de construction de Roger Laroche, ex-enseignant au Cégep de Rosemont et formateur en éco-citoyenneté à la Conférence régionale des élus de Laval, qui a suscité le plus de curiosité.

Sa maison modulaire en forme de dôme (forme idéale pour la circulation de la chaleur), isolée au denim effiloché, agrémentée de peinture à base de lait, chauffée à l'eau chaude, par un système installé sous le plancher, a laissé un étudiant perplexe. «Par rapport à une forme cubique, cette maison prend de la place».

«Oui, mais c'est là le dilemme de la densification, a répondu M. Laroche. Dans un milieu urbain dense, il y a les transports et les services à proximité. Mais ce n'est pas tout le monde qui veut vivre dans un milieu comme celui-là.»

Sa maison, qu'il compte construire dans les Laurentides, loin de la ville, est un projet «égoïste» a admis Roger Laroche. Mais où bâtir la maison de l'avenir demeure une question d'importance, a-t-il souligné.

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