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Josée Granger ne se berce pas d'illusions

Candidate adéquiste dans Chomedey

Stéphane St-Amour par Stéphane St-Amour
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Article mis en ligne le 17 novembre 2008 à 10:46
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Josée Granger ne se berce pas d'illusions
Josée Granger, candidate adéquiste dans Chomedey. (Photo: Martin Alarie)
Josée Granger ne se berce pas d'illusions
Candidate adéquiste dans Chomedey
Pour sa première campagne, Josée Granger n'a pas choisi la voie de la facilité.
Candidate adéquiste parachutée dans Chomedey, elle part avec deux grosses prises contre elle.

D'une part, le comté vote libéral depuis 1960. D'autre part, elle n'est pas très familière avec la langue de Shakespeare, ce qui risque de poser problème dans sa campagne de porte-à-porte dans un comté à aussi forte prédominance allophone et anglophone.

En fait, le dernier recensement de 2006 révèle que 60 % des 73 000 personnes habitant le comté ont pour langue maternelle une langue autre que le français!

Pas évident de trouver une source de motivation en pareille circonstance. Incidemment, au moment de notre entretien, vendredi matin, la candidate adéquiste disait n'avoir toujours pas amorcé sa campagne, alors qu'on en était au 10e jour d'une campagne de 33. Signe qu'elle ne nourrit pas de grands espoirs de remporter ce comté, où les libéraux sont indélogeables depuis l'élection de Jean-Noël Lavoie en 1960.
La famille
Lavalloise d'origine (qui a quitté l'île Jésus en 1995), Josée Granger a une formation en information scolaire et professionnelle. Elle a d'ailleurs œuvré en qualité d'éducatrice à l'école Pierre-Marquette, à Montréal, auprès de jeunes issus de famille dysfonctionnelle et souffrant de sévères troubles d'apprentissage. Son parcours l'a également mené à faire de la prévention contre la toxicomanie au profit de la Maison des jeunes de Sainte-Thérèse, dit-elle. Dans le même registre «famille», Josée Granger s'est aussi impliquée activement dans son milieu de vie, en travaillant notamment à un projet théâtral à la Maison des jeunes de Saint-Eustache.

Maman d'un jeune garçon de 10 ans, elle cautionne pleinement la politique familiale de l'Action démocratique du Québec. Au sujet de la mesure proposée par l'ADQ, visant une allocation de 100 $ par semaine par enfant d'âge préscolaire, elle «y tient mordicus». Prônant le libre-choix, elle juge important de permettre aux parents, s'ils le désirent, de rester à la maison avec leur enfant. À cet égard, elle soutient parler en connaissance de cause, «pour l'avoir vécu avec mon garçon».

Selon les chiffres avancés par l'ADQ, il y aurait 73 000 enfants actuellement privés d'une place en garderie. L'aide directe offerte aux parents compenserait ceux qui «n'ont pas choisi le modèle imposé par les libéraux et les péquistes», fait valoir le parti de Mario Dumont.

Muette sur les principaux enjeux d'un comté dont elle sait manifestement bien peu de choses, Josée Granger compte, le jour où elle débutera sa campagne, s'employer à promouvoir les politiques nationales que propose son parti aux Québécois.

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