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«Il n'y a pas lieu de paniquer»

-Jacques Chapedeleine, économiste régional d'Emploi Québec

Stéphane St-Amour par Stéphane St-Amour
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Article mis en ligne le 17 novembre 2008 à 10:52
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«Il n'y a pas lieu de paniquer»
-Jacques Chapedeleine, économiste régional d'Emploi Québec
La situation actuelle du marché du travail à Laval est nettement moins sombre qu'elle ne le paraît au premier abord, déclare l'économiste régional d'Emploi Québec, Jacques Chapedeleine, en commentant la hausse de 50 % du nombre de chômeurs lavalloise, en octobre (voir autre texte).
D'entrée de jeu, il met un bémol aux résultats de l'enquête sur la population active (EPA) que mène mensuellement dans chaque région Statistique Canada. Essentiellement, il évoque «la volatilité des données de l'EPA» en raison de son faible échantillonnage de 278 ménages, à partir duquel on extrapole pour l'ensemble de la population lavalloise en âge de travailler.

Il note également qu'on compare toujours avec la situation qui prévalait 12 mois plus tôt et que le mois dernier, la comparaison était difficile à tenir compte tenu du «taux de chômage exceptionnellement bas» enregistré en octobre 2007. «Un taux de chômage à 3,9 %, on n'a pas vu ça souvent!», signale-t-il.

À la fin de l'année 2007, on recensait 15 500 Lavallois occupés de plus qu'en 2006: une performance vraiment hors de l'ordinaire, soutient le principal intéressé.
Un net positif
Pour l'ensemble des dix premiers mois de l'année, il fait valoir qu'il y a 1200 Lavallois de plus en emploi que pour la même période en 2007. «C'est un net positif», dit-il, reconnaissant toutefois au passage que la population active (+ 4800 personnes) a crû cette année beaucoup plus rapidement que le nombre de personnes occupées.
C'est ce qui explique la hausse de deux points du taux de chômage observé, le mois dernier, qui, par ailleurs, à 5,9 %, demeure «relativement peu élevé», enchaîne l'économiste. «Ce taux est inférieur à ceux de la province et de la région métropolitaine de recensement; c'est même le quatrième taux le plus bas de toutes les régions du Québec.»

Malgré que la région subisse un repli, cela ne l'empêche pas d'afficher le deuxième meilleur taux d'activité et d'emploi de la province. «Seule la région de l'Outaouais fait mieux que Laval à ces chapitres», appuie M. Chapedeleine.

Incidemment, il accorde une grande importance au taux d'activité, lequel reflète la perception que les gens ont du marché du travail. «C'est signe que les gens ont confiance en l'économie et qu'ils ne sont pas découragés à chercher du travail.»

Pour l'instant, conclut-il, on est en présence d'une situation relativement stable. «En mettant les indicateurs en perspective, on peut parler de stabilité plus que d'écroulement. Il n'y a pas lieu de paniquer.»

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