Tom Pentefountas
(Photo: Martin Alarie)
Tom Pentefountas plaide en faveur du parachèvement de la 440 et de la ligne orange
Président de la formation politique adéquiste, le candidat Tom Pentefountas fait campagne dans le comté de Fabre, où il tentera de déloger la députée sortante et ministre régionale, Michelle Courchesne.
Malgré les sondages catastrophiques pour l'ADQ, le candidat d'origine grecque n'en dénote pas moins, sur le terrain, une ouverture pour son parti et son programme et un intérêt pour sa candidature.
Cela dit, il a bon espoir de combler l'écart de 1200 voix qui distançait, aux dernières élections, la députée libérale de l'ex-candidat adéquiste.
Par ailleurs, le son de cloche qu'il entend dans les marchés d'alimentation et les centres commerciaux du comté, qu'il arpente depuis trois semaines, serait nettement moins favorable au premier ministre Jean Charest que ce que révèlent les sondages. «Les gens ne voulaient pas de cette élection. M. Charest a lancé le Québec en campagne pour ses intérêts partisans et personnels bien avant les intérêts supérieurs de la province», dénonce M. Pentefountas, un avocat criminaliste diplômé de l'Université d'Ottawa en 1994.
Métro et 440
En matière d'infrastructures de transport, Tom Pentefountas identifie deux enjeux régionaux importants pour la région, qu'il entend d'ailleurs défendre d'ici le scrutin du 8 décembre.
D'une part, il aimerait voir boucler la boucle orange du métro de Montréal par l'ajout de six nouvelles stations dont trois à Laval. Le tracé qu'il appuie relierait la station Montmorency à celle de Côte-Vertu, dans l'arrondissement de Saint-Laurent, en passant par le Carrefour Laval, avant de redescendre vers le sud dans l'axe du boulevard Chomedey.
Il endosse également le projet visant le parachèvement de l'autoroute 440 ouest, ce qui assurerait une voie de contournement de l'île de Montréal, alors que la 440 rejoindrait l'autoroute 40 à la hauteur de Kirkland, dans l'ouest de l'île.
Hausser le pouvoir d'achat
Pour faire face à la crise et minimiser ses impacts sur le quotidien des Québécois, il rappelle les trois principales mesures de sa plate-forme économique, visant à retourner un milliard de dollars dans les poches des contribuables de la classe moyenne.
«Un crédit d'impôt de 50 % sur les intérêts hypothécaires, qui se traduirait par des économies directes moyennes de 100 $ par mois pour les ménages gagnant moins de 150 000 $, évoque-t-il d'entrée de jeu. Les retraités profiteraient d’une exemption fiscale de 5000 $ sur les retraits de leur REER, alors qu'on augmenterait le seuil d'admissibilité du programme de remboursement d’impôts fonciers pour les locataires». Cette dernière mesure profiterait directement à 86 000 ménages québécois, précise Tom Pentefountas.
Cadre financier
Quant à l'assainissement des dépenses publiques, l'ADQ propose une réduction des dépenses de 2,5 milliards de dollars, rappelle le candidat dans Fabre, s'appuyant sur le cadre financier du parti.
Sous un gouvernement adéquiste, on couperait notamment un milliard dans l'aide aux entrepreneurs. «Actuellement, l'État finance les entreprises à hauteur de 3,3 milliards, c'est 50 % de toute l'aide qui s'accorde à travers le pays, alors que le Québec compte pour moins du quart du PIB canadien», souligne M. Pentefountas, également détenteur d'un baccalauréat en science politique.
Candidat défait dans Nelligan lors de la partielle de 2004, Tom Pentefountas, qui habite Ville Mont-Royal, en est donc à sa deuxième campagne électorale.