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Taillé sur mesure pour Québec Solidaire

par Jocelyn Bourassa
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Article mis en ligne le 21 novembre 2008 à 19:24
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Taillé sur mesure pour Québec Solidaire
Pierre Brien, candidat de Québec Solidaire. (Photo: courtoisie)
Taillé sur mesure pour Québec Solidaire
Solidaire jusqu’au bout, Pierre Brien a volontiers cédé la circonscription de Vimont, qu’il habite pourtant, à Audrey Boisvert, l’ancienne rivale du maire Vaillancourt au dernier scrutin municipal, pour offrir aux électeurs et électrices de Fabre l’alternative d’une gauche humanitaire et structurée.
«Audrey est une femme formidable! Quant à moi, mon rôle maintenant est de faire connaître aux gens de Fabre la nouvelle gauche qui se construit au Québec, pas une gauche sectaire et dogmatique, mais une gauche humaine et rassembleuse» explique celui qui plonge dans l’action électorale pour la première fois. «Je n’ai jamais milité pour aucun autre parti. C’est une première pour moi.»

Pierre Brien est le seul homme à se présenter pour Québec Solidaire à Laval. «Cela montre l’importance que le parti accorde aux femmes», souligne-t-il.
Mai 1968
Pierre Brien a commencé à côtoyer la gauche lors de son arrivée à Paris en novembre 1968, six mois exactement après les célèbres événements de mai. Faisant ses études de doctorat, il accueillit chez lui deux réfugiés espagnols qui avaient fui le régime Franco. Ce geste d’entraide deviendra la pierre d’assise de sa réflexion politique. D’ailleurs, plus tard au Québec, il s’installera dans le quartier Pointe Saintt-Charles pour venir en aide aux démunis. Un parcours qui fait de Pierre Brien un candidat taillé sur mesure pour Québec Solidaire.

«Ce que nous proposons, c’est un Québec indépendant dans un régime social-démocrate s’apparentant à ceux de la Suède et de la Norvège, mais à saveur québécoise. Ils font de petits miracles là-bas! Pourquoi ne pas s’en inspirer? Nous ne voulons pas d’une société capitaliste à l’américaine!»
Kouchner et Mitterrand
Une maîtrise en sociologie à l’Université de Montréal et une scolarité en doctorat à Paris ont amené M. Brien à travailler pour différentes ONG au Québec: la Société québécoise de solidarité internationale qui oeuvrait auprès des immigrants et des réfugiés, le CISO (Centre international de la solidarité ouvrière) rattaché à la CSN, l’Association québécoise des organismes en coopération internationale qui a permis à M. Brien de s’engager dans des projets, en Afrique et au Brésil notamment. Pendant ses études, il était secrétaire général département international au sein de Jeunesse étudiante chrétienne, l’ancêtre des associations étudiantes dans les années 1960.
Cet humaniste de 67 ans a déjà croisé François Mitterrand dans des réunions et côtoyé Bernard Kouchner, fondateur de Médecin sans frontières, auquel il voue une grande admiration.
La ministre Courchesne
Pierre Brien est conscient qu’il s’attaque à un gros morceau, la députée Michelle Courchesne comptant parmi les ministres les plus performants du cabinet Charest selon les observateurs. « J’ai du respect pour elle, dit-il, mais j’ai constaté dans mes déplacements qu’il y a beaucoup de frustration parmi les gens face aux vieux partis.»
Fraîchement arrivé dans le comté, M. Brien, qui a déjà vécu à Chomedey alors qu’il faisait son cours classique à Lionel-Groulx, se dit encouragé par la réaction des gens. «Ils sont accueillants et font preuve d’une grande ouverture d’esprit» dit-il.

Pour lui, les enjeux locaux sont liés aux enjeux nationaux. «Ce que propose Québec Solidaire, c’est une grande écoute et le développement des groupes communautaires pour venir en aide à tous, incluant les familles monoparentales, surmonter les difficultés dans le monde de la santé et privilégier une économie verte et locale.»

Aujourd’hui conseiller financier à temps partiel, ce semi-retraité de 67 ans a aussi enseigné la gestion en coopération internationale au Cégep Saint-Laurent et à l’UQÀM.

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