La tentative de meurtre a eu lieu vendredi dernier, à la station de métro Montmorency. (Photo: Martin Alarie)
L’agresseur de la station Montmorency arrêté à Berri-UQÀM
Alors que les enquêteurs s’apprêtaient à diffuser des photos et une vidéo du suspect, il a été appréhendé, dimanche soir, à la station de métro Berri-UQÀM
L’individu correspondait trait pour trait à l’identification de l’homme qui a tranché, vendredi après-midi, la gorge d’un musicien de la station de métro Montmorency, en bout de ligne orange.
Il n’y avait aucun doute sur la personne, puisqu’il portait les mêmes vêtements que sur les photos diffusées par la police de Laval.
Jean-François Morrissette, 35 ans, a été présenté à un juge en comparution immédiate, lundi. Il est accusé de tentative de meurtre et de voies de faits graves contre sa victime. Il retournera bientôt au Palais de justice de Laval pour passer en jugement devant la Chambre criminelle. En attendant, il est incarcéré au Centre de détention de Saint Jérôme, le juge ayant estimé qu’il représentait un danger pour la population s’il était remis en liberté.
Rappel des faits
Vendredi soir, Morrissette a tenté de voler les quelques pièces accumulées par sa victime, un musicien de 46 ans, connu depuis des années dans les couloirs du métro entre Montréal et Laval. Ce dernier s’est défendu et le malfaisant est reparti, avant de revenir sur ses pas, une ou deux minutes plus tard, muni d’un couteau. Il a pris le guitariste en traître par derrière et lui a tranché la gorge, «une lacération grande de 10 cm qui a nécessité vingt points de suture sans causer de dommages majeurs», confirme Franco Di Genova, de la police de Laval. «Il est sorti de l’hôpital Sacré Cœur, hier, et devrait pouvoir rejouer comme avant d’ici deux mois au plus tard.» Son agresseur l’avait laissé pour mort.
Jean-François Morrissette aurait séjourné dans le département psychiatrique de plusieurs hôpitaux durant les cinq dernières années, depuis qu’il a été diagnostiqué schizophrène paranoïde, selon sa sœur, Cathy Morrissette. «Jean-François voit des complots partout, ses histoires sont de plus en plus invraisemblables, mais il ne veut pas se soigner, il ne pense pas être malade». Il aurait vécu pendant quatre mois et demi dans sa voiture et depuis deux semaines, il errait dans le métro.
marc cloutier
Commentaire mis en ligne le 1er mars 2009wow, tout cela est arriver a peine 1 minute avant que je sorte du métro. j'ai vu la victime se prendre la gorge pour pas que le sang coule, c'est assez troublant comme scène, moi j'aillais travailler au cinéma juste a côté et j'étais pas vraiment "minder" à travailler