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Pour la cause, in extrémis

Le Parti vert présent partout, sauf à Vimont

Nathalie Villeneuve par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 28 novembre 2008 à 12:57
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Pour la cause, in extrémis
Nicholas Sarrazin (Photo: courtoisie)
Pour la cause, in extrémis
Le Parti vert présent partout, sauf à Vimont
Il aura fallu attendre la date limite de mise en candidature, pour connaître le nom des candidats verts qui apparaîtront sur les bulletins de vote lavallois, le 8 décembre. Des néophytes, qui ont accepté de donner un coup de pouce à la petite formation politique. Portrait des candidats de Chomedey et Laval-des-Rapides.
Pour Christian Picard, qui briguera les suffrages dans Chomedey, la décision de se joindre à l'équipe n'est ni plus ni moins qu'un geste pour la cause. «Je n'ai pas eu le temps de lire la plateforme», admet-il candidement. «Si je ne soumets pas ma candidature, qui le fera?», s'est demandé ce résident de Repentigny.
SOS foresterie
Ingénieur forestier, il a travaillé notamment pour les entreprises Domtar et Abitibi Bowater. Il adhère au Parti vert essentiellement pour sa politique en matière de foresterie.
«Je suis très inquiet au sujet de la gestion des libéraux par rapport aux forêts, dit-il. C'est l'État qui doit payer pour le reboisement. Beaucoup d'argent doit être investi.»

En n'investissant pas suffisamment dans la sylviculture, le gouvernement québécois laisse s'appauvrir la variété des essences des forêts, argumente M. Picard. Les hêtres, les ostryers et les érables rouges qui poussent en grand nombre «n'ont pas vraiment de valeur sur le marché».

Dans un contexte de récession, la sylviculture est une des rares options pour la création d'emplois dans les régions éloignées comme les Hautes-Laurentides ou l'Abitibi, note-t-il.
Réforme électorale
Pour Nicholas Sarrazin, c'est la rencontre avec le chef du parti, Guy Rainville, qui a fait office de bougie d'allumage, pour sa candidature. Résident de Saint-Eustache depuis peu, M. Sarrazin a fait récemment connaissance avec M. Rainville, candidat dans la circonscription de Deux-Montagnes.
«J'ai toujours été passionné par la politique, mais je n'ai jamais milité pour un parti», dit ce technicien consultant en efficacité énergétique.

Les orientations des verts en matière de démocratie et de décentralisation des pouvoirs vers les régions l'ont séduit. Leur plan de transport, qui touche entre autres le transport collectif à Laval, fait-il remarquer, a également pesé dans la balance.

Les verts ont un avenir au Québec, à condition de donner une voix aux formations politiques alternatives, croit-il. M. Sarrazin croit fermement qu'il faudra tôt ou tard adopter un mode de scrutin proportionnel, afin que «les gens qui votent pour les petits partis soient entendus à l'Assemblée nationale».

En attendant cette réforme, un vote pour le Parti vert du Québec signifie plus d'argent dans les coffres, une organisation plus solide et plus crédible, plaide-t-il.

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