Jean-François Morrissette s'en est pris à un musicien du métro, vendredi dernier, en lui tranchant la gorge avec un couteau.(Photo: Martin Alarie)
L’agresseur de la station Montmorency va être transféré à l'hôpital psychiatrique
Les médecins ont jusqu'au 23 décembre pour évaluer la responsabilité de Jean-François Morrissette dans la tentative de meurtre d'un musicien à Laval, la semaine dernière.
Pour l'instant, il n'y a pas de place à l'Institut Philippe-Pinel de Montréal. Mais dès que ce sera possible, l'homme de 35 ans, diagnostiqué «schizophrène paranoïde» selon sa sœur, quittera le Centre de détention de Saint-Jérôme pour subir une évaluation psychiatrique d'une durée de trois semaines. C'est ce qu'a demandé la Couronne, hier, lors de sa comparution devant la Chambre criminelle du Québec. Morrissette repassera devant le juge avant Noël. Les psychiatres devront alors se prononcer sur sa responsabilité dans cette affaire. Ils devront dire s'il était conscient de ce qu'il faisait. Hier, son avocat a plaidé «non coupable».
Les faits remontent au vendredi 21 novembre. Jean-François Morrissette, un homme sans domicile fixe, qui, d'après son entourage, «errait depuis deux semaines dans le métro», s'est disputé avec un guitariste habitué de la station de métro Montmorency après «avoir tenté de lui voler quelques sous», pour reprendre les mots de la police. L'individu est revenu quelques minutes plus tard pour trancher la gorge du musicien, laissé pour mort. Il a été facilement identifié sur photo et arrêté deux jours plus tard dans un corridor de la station Berri-UQÀM. Les jours de sa victime ne sont pas en danger.