Deux des conférenciers invités: Chrystine Brouillet et Paul Piché.
(Photos: Martin Alarie)
Douze heures pour Une brève éternité
Plusieurs auteurs au 10e Marathon d’écriture
En plus de couronner quatre nouveaux étudiants, on a fait place à des invités de marque pour animer les ateliers du 10e Marathon d'écriture qui s'est déroulé le 18 novembre, au collège Montmorency.
«À un certain âge, sans penser tout connaître, on a envie de partager nos connaissances avec d'autres. J'avais envie de montrer aux étudiants certaines balises du métier, qui leur donnent plus de liberté, afin qu'ils réussissent à s'exprimer plus facilement. Car l'important dans une chanson, c'est d'arriver à nommer les émotions», a fait savoir Paul Piché, dont c'était la première présence au Marathon.
Pour le plus grand plaisir des participants, l'auteur de L'escalier a même chanté quelques lignes d'un titre encore inédit.
Autres ateliers
Précédemment, la spécialiste du roman policier Chrystine Brouillet avait partagé ses petits secrets, elle dont c'était la troisième participation au Marathon de Montmorency.
«J'aurais aimé avoir un tel concours quand j'étais au cégep! J'aime voir la ferveur et le sérieux des participants. Ils se regardent, s'encouragent, tout en étant en compétition. Et c'est tellement exigeant d'écrire, je les admire beaucoup.»
L'humour avec Jean-François Mercier et le scénario avec Ken Scott ont complété le menu des ateliers d'écriture de cette édition anniversaire.
Belle popularité
Pendant 12 heures consécutives, 35 élèves rassemblés dans la bibliothèque ont consacré leurs énergies à pondre une nouvelle, sous le thème: Une brève éternité.
Le jury a décerné son premier prix à Stéphanie Arpin et le deuxième à Samah Yehia, alors qu'Audrey-Pier Beauvais décrochait la troisième place et Marjolaine Balthazar, la quatrième. Chacun d'eux a reçu un montant de 100$, en plus d'être éligibles au Marathon d'écriture intercollégial de 24 heures, en mars 2009 au Cégep André-Laurendeau.
Paroles d'étudiants
«J'ai exploré le côté sombre du thème, en m'inspirant d'un incident du conflit palestinien. Un homme s'était réfugié dans un abri avec son enfant. Découvert par un soldat, ce dernier avait tué l'enfant et abandonné le père vivant», raconte Samah Yehia, qui a pu rencontrer l'une de ses idoles en Chrystine Brouillet.
Marjolaine Balthazar a bien résumé l'esprit du Marathon: «L'écriture est notre moyen d'expression préféré, le plus intime, qui nous permet de rencontrer les autres.»